Hewlett-Packard: hausse des ventes mais chute du ‘net’

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Les comptes du trimestre sont mitigés: bonne progression des ventes de 7%, mais chute du résultat -62%. Les restructurations coûtent!
Au bilan de l’année fiscale, le chiffre d’affaires aurait progressé de 7,5% à 86,4 milliards de dollars

Les commentaires vont continuer d’affluer sur les chiffres du 4è trimestre du géant mondial.

Le chiffre d’affaires montre une forte progression, à 22,91 milliards de dollars, mais le résultat net est en chute de 62% par rapport à l’an dernier, même période. Explication principale: une provision de 1,57 milliard pour les restructurations en cours, avec licenciements!… Mais HP doit aussi faire face à une concurrence accrue et sur tous ses marchés. Son chiffre a cependant progressé de 7%, à 22,9 milliards de dollars, légèrement au dessus des prévisions des analystes. Les résultats de la division PC ont progressé de 9%, pour un chiffre d’affaires de 7,1 milliards de dollars, avec un bénéfice opérationnel de 200 millions, deux fis et demi supérieur à l’année précédente. La division Serveurs et Stockage progresse plus vite encore, de 10% à 4,5 milliards de dollars, et un bénéfice d’exploitation de 405 millions. Bonne nouvelle aussi pour la division Logiciels qui, après des trimestres de pertes, enregistre un bénéfice d’exploitation de 27 millions de dollars pour un chiffre d’affaires de 311 millions, en progression de 11%. En revanche, les Services accusent un repli de -6% pour un chiffre d’affaires de 3,9 milliards de dollars, et surtout un recul de -14% du bénéfice d’exploitation, à 27 millions de dollars. Mais la plus forte déception, même si elle était attendue, provient certainement de la perle du groupe, la division Imprimantes. Si elle limite la chute de son activité ? très concurrentielle ? à -4% pour un chiffre d’affaires de 6,8 milliards de dollars, son bénéfice d’exploitation affiche la guerre des prix que se livre le secteur, avec un recul sensible de -18,5% à 896 millions. Paradoxalement, la où HP progresse, le groupe récolte le fruit de la vision de Carly Fiorina. Mais fidèle à sa réputation de casseur de coûts, Mark Hurd, son remplaçant à la tête du groupe, récolte le fruit de sa politique agressive de restructuration. Il n’a pas manqué d’appuyer un peu plus là où ça fait mal, en annonçant que les suppressions de postes ne seront pas de 14.500 emplois, comme imposé initialement, mais de 15.300? C’est peut-être d’ailleurs cette agressivité qui limitera la chute du titre à Wall Street !


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