HP conteste l’étude sur la toxicité des imprimantes laser

Régulations

Selon le constructeur, il n’existe aucun lien scientifique entre les
émissions de micro-particules du toner et les problèmes de santé présentés dans
l’étude d’une chercheuse australienne, spécialiste de l’air, Lidia Morawska.

HP (Hewlett-Packard) riposte à l’étude d’une scientifique publiée le 1 août 2007, selon laquelle une imprimante laser sur 4 serait nocive pour la santé…

Curieusement, HP ne rejette pas la qualité des données récupérées et analysées par la spécialiste qui, via un magazine spécialisé, déclarait il y a quelques jours : « Ces émissions représententune menace sérieuse pour la santé. « 

En revanche, le géant américain estime qu’il n’est pas raisonnable d’affirmer que les émissions des imprimantes sont dangereuses ou qu’elles mettent en danger la santé des particuliers et des professionnels qui utilisent régulièrement des imprimantes.

« Nous ne croyons pas qu’il existe un lien entre les émissions de particules des imprimantes et un risque pour la santé » a déclaré un porte-parole de la société dans un communiqué.

D’après l’étude, rappelons-le, une imprimante sur quatre diffuserait des particules aussi toxiques que la fumée de cigarette. Pour en arriver à cette conclusion, Morawska a scrupuleusement étudié 62 modèles d’imprimantes, dont certains modèles de marque réputées comme Canon, HP (Hewlett-Packard) ou Ricoh. Sur ces 62 modèles étudiés, 17 (soit 27%) ont été classées comme « fortement émettrices de particules ».

Les émissions incriminées proviendraient des poudres ultrafines utilisées dans les ‘ toners’, ces matières d’encrage.

Les imprimantes ont été classées par niveau de risque – élevé, faible ou moyen. Et les imprimantes les plus dangereuses pour la santé, dans 90% des cas seraient des machines de marque HP…

Selon la chercheuse, les imprimantes de la marque américaine sont les plus grandes émettrices de microparticules.

D’après HP, les chiffres présentés dans l’étude sont largement inférieurs aux seuils autorisés. Une affirmation confirmée par un chercheur de laboratoire Lawrence Berkeley, Rich Sextro qui a expliqué à la presse :« Il est trop tôt pour affirmer qu’il existe un lien entre les particules et les maladies respiratoires. »

L’étude australienne est la première du genre. Par tradition les fabricants d’imprimantes n’aiment pas dévoiler leurs secrets de fabrication touchant notamment à la teneur des composants chimiques utilisés.

Pourtant, la transparence dans ce domaine devrait être la règle. Plusieurs grands groupes se sont déjà fait épingler par des associations de défense de l’environnement.

Pour l’instant, le détail du document n’est pas disponible, mais si les informations de Mme Morawska sont confirmées, cela pourrait porter un coup dur à tout le secteur. Un point est sûr: c’est que désormais d’autres études vont être réalisées, et que l’opinion des cancérologues serait souhaitable, car il en va de la santé de tous…


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