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HP OpenVMS : des utilisateurs Français montent au front sur le support

Il n’est peut-être pas le plus connu des OS, mais OpenVMS est encore très présent dans les systèmes critiques industriels français. De la ligne 14 du métro parisien en passant par les centrales nucléaires, « ces produits logiciels sont le fruit de décennies de travail de programmation pointu pour mettre au point un codage précis qui réponde à des nécessités fonctionnelles très particulières », peut-on lire sur le site de l’association HP Interex France, piloté par Gérard Calliet, consultant OpenVMS.

Ce rappel a été fait car le club utilisateur d’OpenVMS ne décolère pas contre la décision prise en juin 2013 par HP d’arrêter le support de l’OS à la fin 2020. Il vient de lancer une lettre ouverte à Meg Whitman, CEO de HP pour la faire changer d’avis.

Une migration compliquée

Après de multiples contacts avec HP, le constructeur un peu surpris par autant de réactions a finalement fait un pas de deux en janvier dernier en repoussant à 2025 la fin du support OpenVMS. « Une décision qui ne prend pas en compte les investissements et la complexité d’une migration pour les clients OpenVMS. Augmenter de 10 ans le support ne résout pas le problème d’un matériel qui a un cycle de vie compris entre 10 et 20 ans », souligne le consultant. Il critique aussi la position de la firme américaine qui consiste à régler la question de la migration OpenVMS vers d’autres solutions de manière individualisée plutôt que globale.

Est-ce que d’autres options sont envisageables ? Pas vraiment pour le consultant pour qui « HP pourrait développer une migration sur NonStop, mais c’est totalement inadapté pour les systèmes en question. De même, un portage sous Unix et Windows impliquerait un coût homme-machine important et des risques fonctionnels élevés ».

Un support étendu aux serveurs Integrity i4 revendiqué

Autre point de discorde, la non-validation d’OpenVMS sur les serveurs Integrity i4. « Cela va poser des problèmes pour les grands comptes qui achètent beaucoup de machines et ne vont pas se contenter de serveurs Itanium i2 moins performants », explique Gérard Calliet. Pour mémoire, les serveurs i2 sont des processeurs à quatre cœurs Tukwila allant jusqu’à 1,73 GHz alors que les i4 sont poussés par des processeurs à huit cœurs Poulson offrant une vitesse d’horloge pouvant aller jusqu’à 2,53 GHz.

Dans la lettre ouverte, il est donc demandé à HP de supporter OpenVMS pour les serveurs integrity i4. Gérard Calliet rappelle que « cette problématique s’inscrit dans une période charnière pour les entreprises qui vont investir dans le Cloud et le Big Data ». A bon entendeur…

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