HP pousse Unix et adopte la virtualisation de Veritas

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Le constructeur s’accroche à Unix, dont il reste leader. Grâce à un co-développement avec Veritas, il apporte des fonctions de virtualisation sur ses serveurs sous UX 11i

HP tient la barre et fermement, et tient à garder le cap de ses plates-formes Unix sur un marché pourtant très ralenti, face à la progression constante de Linux. ”

Nous sommes toujours et de loin les leaders sur le marché des serveurs Unix, et nous entendons bien le rester“, souligne Donald Jenkins, vice-président Marketing Business Critical Systems. Il est vrai qu’IDC France crédite HP de 47,9% du marché des serveurs Unix (en valeur, en France) loin devant IBM (20,1%), Sun Microsystems (18,3%) et Bull (11,6%). D. Jenkins ajoute: “Et le fait est que nous enregistrons encore une croissance sur le segment de marché Unix: +8% sur le 3è trimestre 2004, comparé à 2004, alors même que, globalement, le marché évolue peu“. En clair, HP continue d’investir en recherche & développement sur sa plate-forme Unix: la version 3 d’Unix 11 i est en marche. C’est elle qui initialement devait apporter les fonctions de virtualisation des ressources systèmes. Les premières versions bêta devraient voir le jour dans quelques mois, et la disponibilité est toujours prévue pour mi-2006. Calendrier accéléré Or, selon D. Jenkins, le marché, les entreprises font pression et veulent bénéficier des effets de la virtualisation au plus vite. Du coup, la coopération avec Veritas a été dûment ré-activée et le calendrier accéléré: ce 2 décembre, HP annonce qu’il adopte, en OEM, leur solution et l’intègre au niveau du code, en l’interfaçant avec ses propres outils de management et de monitoring des ressources serveurs et des systèmes d’exploitation. En pratique, la virtualisation doit permettre que soient réparties automatiquement les ressources systèmes (processeurs, système d’exploitation) d’un même ensemble (cluster ou grappe de serveurs) en fonction de la charge de telles ou telles applications critiques, et sur la base de règles de service pré-définies, avec une hiérarchie de critères essentiels, comme les temps de réponse. Et selon HP, c’est Unix -et plus précisément son UX 11i- qui présente tous les atouts nécessaires pour gérer un tel processus d’optimisation des ressources dans un environnement multi-systèmes d’exploitation. A terme, il est toutefois prévu que ces même outils englobent également l’environnement Linux. ( A suivre )


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