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Ce que peuvent apporter les ChatOps au travail d’équipe

Avec Slack, HipChat ou talkSpirit, une nouvelle génération d’outils tente d’éradiquer le mail interne en proposant une façon rénovée de collaborer. Les équipes en mode projet y gagnent en productivité.

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Les entreprises qui se sont équipées d’un ChatOps ne font pas marche arrière. Avec cette nouvelle génération d’outils de collaboration qui ont pour nom Slack, HipChat, Glip, Bitrix 24 ou talkSpirit, les membres d’une même équipe discutent en temps réel, échangent des fichiers par un simple glisser-déposer, synchronisent leurs agendas.

Reprenant les codes des réseaux sociaux grand public, ces outils offrent une nouvelle façon de travailler en groupe et donnent un sacré coup de vieux aux messageries, aux intranets et autres réseaux sociaux d’entreprise (RSE). Microsoft l’a d’ailleurs compris en lançant récemment son propre ChatOps, baptisé Teams.

Microsoft aurait d’ailleurs tenté de racheter Slack, le pionnier et le leader de ce segment. Créée en 2013 par le fondateur de Flickr, cette startup américaine a dépassé les 5 millions d’utilisateurs quotidiens et est valorisée 4 milliards de dollars. Si Slack a d’abord convaincu la population des développeurs, elle séduit aujourd’hui d’autres fonctions qui travaillent en mode projet, comme le marketing et la communication.

La communication, la base de la collaboration

En soi, Slack n’a rien inventé. Il y a 25 ans, les IRC (Internet Relay Chat), sorte de salons de discussion, permettaient à des personnes du monde entier d’échanger entre elles. Comme son nom l’indique, un ChatOps bascule ce concept de « chat » en entreprise en le destinant aux « ops », les opérationnels.

Pour Tangui Friant, practice manager innovation chez Umanis, « Slack a compris que la communication est à la base de la collaboration. Depuis son interface épurée, les informations tombent comme des gouttes d’eau. » Les contenus viennent à l’utilisateur puis se structurent dans les groupes de discussion (channels). Il est ensuite possible de faire des recherches sur l’historique des conversations.

Un bon moyen d’éradiquer les courriels internes et de gagner en productivité sachant que, selon une étude d’Adobe, les cadres en France consacreraient en moyenne 5,6 heures par jour à gérer leur messagerie. « Bien qu’asynchrones, les chaînes d’e-mails sont des conversations qui ne disent pas leur nom. Gmail ou Outlook ont tenté de représenter le fil d’une conversation, sans y arriver. » Pour Tangui Friant, les flux de Slack fonctionnent tellement bien que l’on peut être vite noyé sous les informations.

Mais le coup de maître de Slack c’est, selon lui, sa place de marché. Elle propose plusieurs centaines de connecteurs pour « plugger » la solution à des applications tierces comme Salesforce, Twitter, Google Hangouts ou Trello. Du coup, Slack concentre l’ensemble des flux d’information de l’entreprise. Il devient l’interface universelle, celle que l’on ne ferme jamais.

L’étape suivante a été l’intégration des « bots ». Ces agents virtuels automatisent un certain nombre de tâches comme planifier une réunion, lancer un sondage ou gérer les notes de frais sans que les « slackers » n’aient besoin de quitter le fil de la discussion.

Les progrès en matière d’intelligence artificielle laissent augurer un avenir radieux aux ChatOps. Ils pourraient devenir le cerveau du poste de travail, organisant les tâches au fil de la journée entre les membres d’une même équipe.

 

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