PME : mesurez-vous aux plus grands !

Entreprises : blindez vos infras !

Encore trop de professionnels jouent avec le feu en n’investissant pas dans les solutions matérielles et logicielles qui leur permettront d’éviter une panne de leur infrastructure IT. Et donc une rupture brutale de service. Certaines PME restent également trop légères concernant les sauvegardes.

Les PME subissent encore bien trop de pertes de données et de ruptures de service. Et pourtant les solutions ne manquent pas pour les éviter.

Le premier réflexe consiste à protéger le matériel lui-même contre les pannes. Tout d’abord en le faisant fonctionner dans un environnement adapté, bien entretenu et bien refroidi. Mais aussi en jouant la carte de la redondance hardware : double alimentation avec retrait à chaud, multiples disques durs en configuration RAID, etc. Cela tombe sous le sens, mais beaucoup de petites entreprises continuent à faire fonctionner des workloads critiques sur des serveurs inadaptés. Voire carrément sur des PC transformés en serveurs, « parce que cela coûte moins cher ». Et le prix de la panne liée au fait d’utiliser du matériel qui n’est absolument pas conçu pour fonctionner en 24/7, qui s’en soucie ?

Le second volet du blindage des infrastructures, c’est la continuité de service. Qui passe à la fois par une capacité à tenir en cas de pic de charge. Mais aussi par la capacité à récupérer rapidement les données en cas d’incident. Des techniques de répartition de charge permettront de répondre au premier problème. Voire un surdimensionnement de l’infrastructure serveur. Ce n’est pas très élégant, mais efficace. Et – nous le verrons – le gâchis de ressources peut maintenant être assez largement diminué. Des sauvegardes régulières répondront au second problème. Sauvegardes à stocker hors site, lorsque l’entreprise n’est pas suffisamment protégée contre les risques d’incendie et de vol. C’est logique, mais là encore beaucoup de PME n’y pensent pas.

Virtualisation : un blindage fiable et économique

Dans une infrastructure classique, les serveurs sont souvent surdimensionnés. Dans le cas contraire, ils se trouveront à intervalles réguliers au bord de l’apoplexie. Serveur SAP presque deux fois plus gros que nécessaire. Serveur web démultiplié pour parer aux pics imprévisibles en provenance de la Toile, etc.

La virtualisation permet aujourd’hui de réduire le surdimensionnement d’une infrastructure IT. Les services étant tous virtualisés, ils peuvent être répartis sur les serveurs en fonction de leur niveau de charge respectif. L’installation de Nx1,2 serveurs devrait en principe permettre de disposer d’une marge correcte pour pallier les pics de charge. Et le passage au Cloud hybride offre d’aller encore plus loin, en permettant de faire appel au Cloud public pour prendre en charge les pics de certains services non critiques.

La virtualisation apporte les mêmes bénéfices aux infrastructures de stockage, en assurant également la déduplication, la redondance et en simplifiant les sauvegardes. Voire en offrant des mécanismes de stockage multi-site.

Autre bénéfice de la virtualisation – des serveurs comme du stockage : elle permet à la moindre alerte sur un équipement de faciliter la migration les workloads vers un autre système, le temps d’opérer les réparations nécessaires. L’extraction à chaud des composants sera alors secondée très efficacement par la possibilité de migrer à chaud les machines virtuelles.

David Feugey, ex-rédacteur en chef de Silicon.fr