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PME : mesurez-vous aux plus grands !

Les stations de travail mettent cap sur la mobilité

Le mouvement vers plus de compacité et de mobilité touche aussi le monde des stations de travail, avec l’arrivée de puissantes workstations portables.

Au tout début, les stations de travail étaient l’apanage des puces RISC. Toutefois, Intel, avec le Pentium Pro, puis les Xeon, a su renverser la vapeur en sa faveur.

Les stations de travail x86 ont rapidement été déclinées en mode mobile. Des machines qui présentent plusieurs avantages par rapport à leurs homologues fixes. Elles sont plus faciles à déplacer au sein des différents bureaux d’un site industriel. Elles peuvent aussi passer du bureau d’études aux locaux de l’organisme de certification. Enfin, elles sont idéales pour une démonstration en clientèle.

Bref, les stations de travail mobiles ont été rendues populaires de par les usages qu’elles permettent. Mais il leur manquait encore cruellement de puissance pour espérer concurrencer les offres fixes. C’est toujours le cas en 2016, mais les offres en lice sont bien plus convaincantes qu’auparavant.

HPC in a (little) box

Mi-2015, le géant des semi-conducteurs Intel annonçait le lancement de ses premiers Xeon dédiés aux ordinateurs portables. Des puces de l’engeance Skylake, proposant 4 cœurs physiques (8 threads) et des fréquences pouvant titiller les 4 GHz en mode turbo. Des solutions enfin capables de se frotter aux calculs massifs, mais aussi de profiter des certifications accordées par les ISV aux processeurs Xeon. Et même d’accéder à de la virtualisation lourde, du fait de la possibilité de gérer jusqu’à 64 Go de RAM par machine.

Dans le même temps, les stations de travail desktop à 8 ou 12 cœurs physiques sont devenues monnaie courante. Il est même possible de trouver des stations bi-Xeon comprenant un total de 44 cœurs.

Les stations de travail mobiles n’ont pour autant pas tant de retard. Car elles peuvent compter sur le soutien de leur composante graphique. La puissance des cartes graphiques modernes peut en effet être exploitée pour des calculs parallèles massifs via l’OpenCL. Une technique directement issue du monde du HPC. La solution Iris Pro Graphics P580 des puces Xeon mobiles déploie ainsi jusqu’à 1270 gigaflops lorsqu’elle est poussée dans ses retranchements.

HPC in a (very little) box

Le mouvement pourrait s’accélérer sous l’impulsion des terminaux mobiles. Les smartphones, tablettes et PC de nouvelle génération sont de gros consommateurs de puissance processeur. Ils doivent en effet gérer une foule de capteurs, assurer des traitements lourds comme de la reconnaissance vocale, du traitement d’images avancé, et – bientôt – des fonctions de réalité augmentée, d’holographie ou d’intelligence artificielle.

Autant d’usages qui nécessitent d’aller encore plus loin en nombre de cœurs et unités d’accélération des calculs. Les stations de travail portables devraient suivre la même tendance. Nous pouvons ainsi prophétiser l’arrivée avant une dizaine d’années de solutions mobiles de type MIC (Many Integrated Core), chargées de booster la puissance des processeurs actuels. Après les Xeon mobiles, aurons-nous droit aux Xeon Phi mobiles ?