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Santé : la data au cœur de la stratégie patient

La collecte et l’analyse de données issues de différentes sources (bases de données médicales, études cliniques et scientifiques, imagerie médicale, dispositifs médicaux…) viennent aujourd’hui au chevet du patient. La data améliore considérablement la prévention, le diagnostic, le traitement et le suivi médical.

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En quelques années, la médecine uniquement curative des générations précédentes a évolué vers une médecine de plus en plus préventive.

« C’est sous l’impulsion de la transformation numérique et de la croissance du volume et de la gestion des données (collecte, analyse, stockage, archivage) que la médecine repose désormais sur un modèle dit des 4 P pour Prévention, Personnalisée, Participative et Prédictive » explique Jean-Marie Dunand, directeur de l’activité santé chez Docapost, filiale du Groupe La Poste.

Ainsi, en collectant des données issues d’examens cliniques, d’études médicales et scientifiques, d’imageries médicales, de bases de données, d’objets connectés (tensiomètres, balances, audiomètres…) ou encore de capteurs d’appareils médicaux, les professionnels peuvent, en les analysant, mieux comprendre les raisons d’un symptôme, diagnostiquer une pathologie, prévenir d’éventuelles maladies, mieux cibler les traitements et assurer le suivi médical.

romain-picard-cloudera« Les cancers du sein, par exemple, dont on sait depuis plusieurs années déjà qu’ils ont une origine génétique, sont d’autant mieux anticipés que nous disposons de l’historique génomique de la famille. Ces données, croisées avec d’autres sources, comme des données environnementales venues de l’open data, ou des données comportementales issues de capteurs posés sur les patients permettent de mieux prévenir l’apparition de ce type de cancer », illustre Romain Picard directeur de la région EMEA chez Cloudera.

Vers une médecine participative

Jean-Marie Dunand confirme : « croiser l’historique médical d’un patient (allergies, résultats d’analyses de biologie, interventions chirurgicales…) avec des données issues des objets connectés de santé (montre connectée, balance, tensiomètre…) et des informations recueillies via un questionnaire en ligne par exemple, permet non seulement de faire de la prévention, de la prédiction, mais aussi de responsabiliser les patients. Ainsi, en leur fournissant des informations et en les alertant sur d’éventuels risques, les patients deviennent de plus en plus acteurs de leur santé. La médecine devient participative. »

Avec la hausse de la moyenne d’âge de la population mondiale, l’augmentation des maladies chroniques (diabète, maladies cardiovasculaires, respiratoires…), le secteur de l’e-santé est en pleine croissance.

En 2015, une étude de Grand View Research estimait le marché mondial à 46 milliards de dollars. En 2022, les acteurs de l’e-santé investiront près de 410 milliards de dollars dans les dispositifs IoT, logiciels et services. Selon une étude de Xerfi Precepta de 2015, 75 % des Français se disent prêts à utiliser le numérique dans le domaine de la santé et 76 % sont convaincus qu’utiliser les nouvelles technologies leur permettra d’améliorer leur état de santé. D’ailleurs, ils sont 64 % à souhaiter voir se développer des objets connectés liés à la santé.

Diagnostic, traitement…

La data est également un soutien aux diagnostics et aux traitements. Ainsi, le volume colossal des données cliniques, des études, des bases de données issues des établissements de santé, couplées à la data des patients garantissent une plus grande réactivité et pertinence dans l’élaboration du diagnostic et d’un traitement adapté au profil du malade. « La bonne connaissance du patient permet de personnaliser la réponse à apporter », souligne Jean-Marie Dunand.

Toutefois, on peut déplorer le manque d’échanges de données entre les divers établissements de santé (cliniques, hôpitaux, cabinets médicaux, paramédicaux, pharmacies…) et regretter la lenteur du déploiement du Dossier Médical Personnel (DMP) dont l’objectif est, rappelons-le, le partage des informations de santé par l’ensemble des professionnels pour une meilleure coordination des soins du patient.

… et suivi

En matière de suivi, de nombreuses solutions voient le jour autour, notamment, des objets connectés pour maintenir les personnes âgées, fragiles ou handicapées à leur domicile.

Citons IHealth Discovery, un système de gestion de santé en temps réel permettant de créer une relation de proximité entre médecins et patients atteints d’hypertension, d’obésité, de diabète ; Imedipac un pilulier connecté pour accompagner les patients chroniques dans la prise de leurs médicaments à leur domicile ; ou encore Umanlife, un tableau de bord de santé accessible via le web et le mobile et composé de différents modules de suivi thématique intégrant les objets connectés. Toutes ces solutions connectées participent à la prévention et à la personnalisation de la médecine.

Enfin, la data est également bénéfique pour la réduction du déficit de la sécurité sociale : prévenir est moins onéreux que guérir ! C’est également un excellent moyen de gérer l’écosystème de santé. Cloudera, l’entreprise de Romain Picard, travaille notamment « à un projet de décongestionnement des services des urgences de certains hôpitaux de Paris. Dans cette optique nous collectons toutes sortes de données, comme le profil des malades, le nombre d’habitants et de médecins de ville aux alentours de l’établissement hospitalier, les épidémies du moment, les données sociaux professionnelles, la météo ou encore les évènements sportifs et culturels du moment, etc. Analysées par des algorithmes, toutes ces données permettent d’anticiper les pics d’activité des services des urgences. »

jean-marie-dunand-docapostDe son côté, Docapost a collaboré avec le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens pour développer, à partir des données issues du Dossier Pharmaceutique, deux services – DP rupture et DP Alerte – permettant respectivement de mieux anticiper les ruptures d’approvisionnement de médicaments et de mieux prévenir les épidémies par exemple. « Une bonne utilisation des données de santé participe à la modernisation de la filière médicament et à une meilleure consommation du médicament » explique Jean-Marie Dunand. La data est donc un excellent outil d’aide à la prédiction.

 

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