IBM annonce VMControl, gestionnaire central de 'datacenters' virtualisés

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VMControl d’IBM est un logiciel qui, combiné à l’offre Tivoli, permet de constituer des ‘pools’ de systèmes virtuels

Tandis que certains s’interrogent encore sur les limites du modèle de “cloud computing” (l’informatique en nuage…), IBM, à l’inverse, continue d’étayer sa vision des “infrastructures dynamiques” en segmentant les options : “cloud” privé, “cloud” public… et un statut internalisé, selon l'”ancien” modèle.

Arguments majeurs: quelle que soit l’option retenue (que l’entreprise s’oriente vers le “cloud” ou veuille continuer de délivrer les services IT en interne, par îlots…), c’est la voie de l’informatique virtualisée s’orientant de plus en plus vers une “activité de prestation de services“, seule capable -semble-t-il, de “répondre aux nouvelles exigences de limitation des coûts et des investissements, tout en apportant plus de souplesse et plus de rapidité pour déployer de nouvelles “applications-services”, et cela en faisant abstraction de là où se trouvent les ressources serveurs physiques (“dans l’entreprise, ou externalisées, ou accessibles en mode “live” ou Saas -softwareas a service – peu importe, dit IBM)…

Dans ce contexte de discussion quasi-idéologique (!) (cf. articles ‘ Les professionnels s’interrogent ‘), qu’est-ce que signifie la nouvelle offre logicielle de “virtual system pooling” ou VMControl ?

Le concept, c’est fournir la capacité de regrouper les ressources systèmes en une seule entité administrable“, ont expliqué à la presse, ce 20 octobre, Carlo Purassanta, directeur des services d’infrastructure, IBM Global Technology Services France, et Krishna Nathan, vice-président en charge du développement des nouveaux systèmes de stockage, IBM.

L’objectif, c’est de rendre les charges de travail IT (‘worksloads’) plus dynamiques, en facilitant et sécurisant le déplacement d’images de machines virtuelles, déplacement d’une image à une autre“.

Pour cela, explique Carlo Purassanta, il faut parvenir à cataloguer toutes les images virtuelles, à créer une bibliothèque d’images virtuellespermettant de constituer des “pools”. Et ainsi, on parvient à gérer toutes ces images comme une seule image, par exemple en ciblant tous les serveurs x86, avec la possibilité de créer des sous-ensembles. Ces “pools” vont pouvoir ainsi regrouper d’autres ensembles – systèmes mainframes (sous zOS), des serveurs Linux, des serveurs AIX, des serveurs X86

Les avantages?

Avec cette forme de consolidation des serveurs, on n’a plus d’îlots éparpillés; on accède bien à des configurations avec partages des fichiers“.

Un exemple? Dans le stockage, la prolifération de serveurs NAS: “Cela devient vite un casse-tête à gérer. Et donc, ainsi, grâce à une architecture distribuée, chaque fichier devient accessible par chaque “noeud“.

La philosophie , c’est donc de recentraliser -une longue filiation chez IBM… – au moins virtuellement dans le système d’administration/supervision.

Le nouveau logiciel gestionnaire au sein du datacenter doit “permettre de fortement réduire les coûts, tout en accélérant le déploiement de nouvelles applications, de plusieurs semaines à quelques minutes“.

Il s’agit d’un “point unique de contrôle” à travers plusieurs types de systèmes IT et technologies de virtualisation : Unix/Linux, mainframes, x86, systèmes de stockage et réseaux.

Il s’agit d’ “aider les entreprises qui ont opté pour la virtualisation – ou création de multiples serveurs virtuels ou systèmes de stockage sur un système physique unique – à réduire les coûts d’infrastructure“. Mais ces mêmes entreprises rencontrent des difficultés, “dues à l’hétérogénéité des plates-formes, chacune avec sa technologie de virtualisation“.

VMControl permet “toutes combinaisons entre des serveurs IBM virtuels et physiques pouvant être administrés comme une entité unique“.

Cette approche, qu’IBM appelle “pooling” élargit les avantages de la virtualisation en aidant les datacenters à simplifier des fonctions complexes de management; “en partageant mieux et en prioritisant l’utilisation de ressources critiques , telles que la puissance de calcul, la mémoire et le stockage“.

Le fait de centraliser des environnements virtualisés doit apporter une “nouvelle intelligence aux opérations des datacenters“: “Les entreprises peuvent ainsi administrer leurs vastes “pools” de ressources de données et de process, et les mobiliser pour telles ou telles application quand et où cela est utile“.

Le but serait donc d’apporter aux managers IT “la flexibilité nécessaire pour s’adapter aux nouvelles demandes qui sont poussées par l’arrivée de data provenant d’équipements connectés à Internet, par exemple“.

La nouvelle offre baptisée explicitement “IBM Systems Director VMControl Enterprise Edition” supporte les technologies de virtualisation de PowerVM, z/VM ainsi que les technologies VMware, Hyper-V de Microsoft et les solutions de virtualisation X86 (dont KVM).

La disponibilité sur les systèmes Power supportant AIX est annoncée pour décembre 2009. Le support des autres plates-formes est prévu pour 2010, dans le cadre de “l’infrastructure dynamique”.

En parallèle, IBM annonce une nouvelle version de Tivoli Provisioning Manager, qui apporte une automatisation renforcée de tâches manuelles d’approvisionnement et de configuration des serveurs, des systèmes d’exploitation, du “middleware” des applications logicielles , des équipements “réseau”.

“Le ‘cloud’ ne résout pas tous les problèmes…” Informatique en “nuage”, certes. Mais est-ce la panacée?”Le cloud ne résout pas tous les problèmes…ou pas tout de suite“, admet Carlo Purassanta. “Avec le cloud public, le cloud privé… , on va avoir trois modèles, en réalité. C’est pourquoi il faut d’abord se mettre d’accord sur le fait de concevoir l’IT comme un service, indépendamment du ‘sourcing’. IBM propose trois niveaux d’architecture possibles : -IBM cloud, qui est l’offre de “cloud public”, avec facturation au service, sans risque de mobiliser des ressources en excédent ; – le ‘smart business cloud’, ou cloud privé, cas où le client fait le choix de sa propres configurations -tel contrôleur, telle infrastructures, tels dispositifs de sécurité… -smart business systems: ce n’est pas un service; l’entreprise achète un équipement, une solution que le client gère lui-même.Et le process, “moteur organisationnel” pour animer tout cela ?”C’est ITIL, incontestablement“, nous répond C. Purassanto. La méthodologie, donc et encore du service IT…

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