IBM et le cloud hybride : ce qu’il y a au-delà d’OpenShift

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IBM a fait d’OpenShift un pilier de sa stratégie cloud hybride. Quelles initiatives se développent sur ce socle ?

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Sur la route du cloud hybride, IBM a une boussole : OpenShift, la plate-forme de conteneurs de Red Hat développée à partir du projet open source Kubernetes.

Big Blue l’a rendue accessible sur ses offres de cloud public et de cloud privé, ainsi que sur ses serveurs Power Systems et ses mainframes (Z, LinuxONE).

Sa promesse aux entreprises : les libérer des contraintes d’adaptation inhérentes à la migration d’applications en environnements hybrides.

OpenShift en est la clé : il adapte « à la volée » à l’infrastructure sous-jacente la pile Linux sur laquelle reposent les conteneurs. Les principaux fournisseurs de cloud public (AWS, Microsoft, Google, Alibaba…) le prennent en charge.

Quels atouts par rapport à d’autres distributions Kubernetes ? Davantage d’options de déploiement et de gestion des conteneurs, une sécurité plus stricte par défaut ou encore une connexion avec Jenkins pour l’intégration continue.

L’acquisition de Core OS par Red Hat a engendré entre autres l’ajout de la couche Tectonic, axée sur l’expérience des administrateurs et des équipes opérationnelles.

Kubernetes partout

IBM a entrepris de décliner ses propres logiciels sur ce socle technologique.

L’initiative de conteneurisation n’est pas nouvelle. Il en était déjà question au lancement, voilà près de deux ans, de l’offre Cloud Private.

Cette plate-forme également fondée sur Kubernetes est censée faciliter la migration des charges de travail du cloud public vers une infrastructure interne ou gérée par un tiers.
Elle est devenue un pilier de la stratégie cloud hybride d’IBM, à renfort d’autres technologies open source dont le PaaS Cloud Foundry.

Big Blue entend rendre « pratiquement » tout son portefeuille disponible sur OpenShift, « à une échéance de plusieurs semestres », selon Agnieszka Bruyère, responsable de l’activité « Cloud & Cognitive » pour IBM France.

Une première série de logiciels est lancée, sous la bannière « Cloud Paks ». Au nombre de 5, ils regroupent chacun un middleware, des composants open source et des services qui leur sont communs (authentification, journalisation…).

  • Cloud Pak for Data
    Il associe des fonctions de type data warehouse, machine learning et virtualisation des données pour en faciliter la collecte, l’organisation et l’analyse.
  • Cloud Pak for Applications
    Destiné à la modernisation à travers conteneurs et microservices, autour de WebSphere Liberty.
  • Cloud Pak for Integration
    Axé sur l’intégration d’applications, de données, de services cloud et d’API.
  • Cloud Pak for Automation
    Pour « transformer les processus métier, les décisions et le contenu », résume IBM.
  • Cloud Pak for Multicloud Management
    Il s’agit d’une variante de l’outil de gestion multicloud disponible sur IBM Cloud Private (la partie orchestration est adaptée).

Le modèle de facturation à la consommation fait foi pour ces packs modulaires dont on utilisera les fonctions « à la demande ».

Cloud Paks pour tous ?

Agnieszka Bruyère est vice-présidente IBM Cloud, IBM France.

Agnieszka Bruyère n’exclut pas que des produits mis en concurrence avec le rachat de Red Hat disparaissent. Typiquement, Cloud Foundry face à OpenShift ou WebSphere face au serveur d’application JBoss. « Nous irons au rythme de nos clients », assure-t-elle toutefois.

Parmi ces clients, il y a Sixense, filiale de Vinci Construction. Impliquée dans la gestion des exploitations et des environnements, elle manifeste un intérêt particulier pour un éventuel Cloud Pak dédié à l’IoT.

Donnant l’exemple des tunneliers, son directeur Édition Renaud Vetter évoque une mise en œuvre en périphérie. Il note, sur ce point, la capacité du cloud IBM à « [fournir] des plaques plus proches des clients ».

Fayçal Berghabi, président-fondateur de Berexia

Fayçal Berghabi, président-fondateur du cabinet de conseil IT Berexia,  souligne plutôt l’expérience d’intégration d’IBM sur le B2B, par opposition à « l’ADN B2C » de Google et d’Amazon.
Il s’arrête, au vu des enjeux de ses clients dans le traitement de données, sur le Cloud Pak for Data. et souligne la capacité à le mettre en synergie avec des outils open source.

MANA-Vox n’en est pas encore à exploiter des Cloud Paks. L’association à but non lucratif s’appuie en revanche sur l’offre Watson pour alimenter son outil de présentation du risque environnemental.

En libre accès au moyen d’une plate-forme web, cet outil vise les décideurs économiques et les acteurs de la gestion du risque de tous secteurs. Ses sources : les membres de la société civile identifiés comme crédibles par des ONG internationales de protection de l’environnement.

Selon Kiti Mignotte, la fondatrice de MANA-Vox, Watson a permis, de réduire de 90 % le volume de documents vérifiés. L’association lui apprend le « langage militant » dans le cadre d’un mécénat de compétence avec IBM.

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