IBM et Oracle au coude à coude sur les bases de données relationnelles

Régulations

Grâce a ses investissements sur Linux, Oracle pourrait reprendre à IBM sa première place sur le marché lucratif des bases de données relationnelles

IBM avait coiffé Oracle au poteau en 2002 sur le riche marché des bases de données relationnelles RDBMS (

relational database management systems). Et, selon Gartner, Big blue a réussi à maintenir son avantage jusqu’à présent, se plaçant de justesse à la première place en 2004. Sur un marché estimé à 7,8 milliards de dollars en 2004, le part de marché d’IBM est évaluée à 34,1%, et celle d’Oracle à 33,7%, soit une différence anecdotique de 30 millions de dollars. En 2005, leur part de marché respective était de 35,5% et 32,4%. Mais l’année 2005 pourrait voir la situation s’inverser. Oracle enregistrerait actuellement une progression du nombre de nouvelles licences de l’ordre de 15%. IBM, en revanche, ne progresserait que de 9%. Pour expliquer ce décalage, il faut s’intéresser aux offres des protagonistes. Les ventes de licences de bases de données relationnelles chez IBM proviennent de DB2 sur zSeries sous AIX. Plus surprenant, Oracle récolterait le fruit de ses investissements en développement sur Linux, qui serait à l’origine d’une part importante de sa progression. Surprenant, car Oracle dépasserait IBM avec une plate-forme libre dont Big blue s’affirme pourtant le chantre, mais qui n’est pas exactement au centre de la stratégie d’Oracle ! Le marché des bases de données relatinnelles profite sensiblement de l’évolution des licences sous Linux, qui bondissent de 654,8 millions de dollars, dont 80,5% sont attribués à Oracle. Les RDBMS sous Unix reculent de 1%. En revanche, avec 3,1 milliards de dollars et 50,9% de part de marché, la plate-forme Windows de Microsoft continue d’imposer sa marque, et progresse de 10%.


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