IBM IMPACT 2013 – Le renouveau du SI : une évolution plus qu’un remplacement

Cloud
las vegas venetian hotel (crédit photo © Jorg Hackemann / Shutterstock.com)

Cloud, Big Data, Mobilité et réseaux sociaux étaient bien au cœur de la manifestation annuelle WebSphere d’IBM. Toutefois, l’éditeur rappelle que l’existant relationnel reste au cœur du système.

De notre correspondant à Las Vegas – « L’entreprise en mouvement ! » Le slogan de l’édition 2013 d’Impact souligne le dynamisme volontariste des technologies abordées lors de l’événement annuel d’IBM consacrée à sa gamme de WebSphere (infrastructure applicative et logicielle) et SOA. Une semaine à Las Vegas pour revenir sur les évolutions technologiques (serinées depuis plusieurs mois, années ?) et surtout démontrer comment elles impactent ou s’inscrivent dans les applications et les processus. Ou comment elles les “ré-articulent”.

IBM Impact 2013 - Robert Leblanc
Robert Leblanc, senior vice-président Middleware Software chez IBM (photo © José Diz)

À la croisée de trois systèmes distincts…

« Avec 2,5 quintillions de données générées chaque jour [10 à puissance 18 ou 30 selon la langue, mais qu’importe… NDLR] nous sommes bien dans l’Internet de l’information. L’internet de l’implication/participation (engagement) se confirme avec 83 % de la génération Y ayant rejoint un réseau social, tandis que plus de 9,6 milliards d’appareils connectés illustre l’Internet des objets », annonce Robert Leblanc, senior vice-président Middleware Software chez IBM. « Pour accompagner ces révolutions, des technologies émergent : mobilité, cloud, Big Data et réseaux sociaux. Plutôt que de les subir en les percevant comme des contraintes, l’entreprise doit y voir de nouvelles opportunités très prometteuses. Toutes ces technologies se transforment alors en leviers fantastiques !»

Les systèmes de participation [systems of engagement] regroupent à la fois la mobilité et les équipements/environnement concernés, et les réseaux sociaux. L’Internet des objets fait référence à tous les objets connectés envoyant et/ou recevant des informations (capteurs, senseurs, machine-to-machine…).

Impact Systems
Une combinaison plus simple qu’il n’y paraît.

Certes, les services cloud permettent aujourd’hui de relier (avec plus ou moins de facilité et de réussite) l’informatique traditionnelle à ces deux mondes, et ces deux ensembles entre eux.

Néanmoins, Robert Leblanc précise : « Une architecture cloud ouverte s’impose ! Il n’est plus question de rester dépendant des multiples technologies propriétaires, et de consacrer plus de 75 % de son temps et de son budget à intégrer ! Les applications deviennent portables et des modèles de bonnes pratiques et d’expertise se généralisent. »

… mais, complémentaires

Il n’est pas question de remplacement, mais bien de réutilisation. Rien ne sert de perturber inutilement les informaticiens : toutes ces nouvelles technologies s’inscrivent clairement dans l’évolution naturelle prenant en compte les évolutions de la société et des nouvelles pratiques.

Non seulement l’information (structurée ou non) résidant dans les applications et environnements traditionnels reste le socle indispensable ; mais en outre, ces plates-formes profitent elles aussi de nombreuses innovations.

« L’information clé réside toujours dans les systèmes traditionnels, assure Robert Leblanc. La technologie apporte de nouveaux systèmes de participation, tandis que l’internet des objets et le cloud offrent de nouvelles opportunités. »

Toujours la confiance en SOA et les Web Services

Et que trouve-t-on au cœur de toutes ces passerelles et intégrations entre systèmes ? Des services et infrastructures SOA et des services Web ! Rien de nouveau ? Pas tout à fait, puisque Big data, cloud, réseaux sociaux et mobilité apportent leurs lots de spécificité. Toutefois, l’intégration passant par ces mécanismes connus et reconnus facilite leur adoption. « Les services incarnent le socle, la fondation de l’interaction entre tous ces systèmes », résume Robert Leblanc, avec des accents de « N’ayez pas peur ! ».

Marie Wieck, directrice générale WebSphere chez IBM.

Évidemment, IBM est intéressé par cet état de fait. Et cet événement consacré à WebSphere vise aussi à démontrer combien les solutions existantes de l’éditeur et les nouvelles s’accordent pour que l’entreprise profite pleinement de toutes ces innovations.

IBM en profite pour rappeler son attachement aux standards, en retraçant son engagement historique en la matière : Apache pour les serveurs applicatifs, Eclipse pour l’environnement de développement, Open Stack pour le cloud, OASIS pour les formats de fichiers dont MQTT (Message Queuing Telemetry Transport, créé puis offert à la communauté open source par IBM et Eurotech) comme protocole de messagerie pour le M2M et l’Internet des Objets.

Ode à la procession des processus

À quoi bon intégrer tout cela sans avoir au préalable travaillé en amont sur les processus de l’entreprise ? En effet, mieux vaudrait éviter de générer de nouveaux silos… ou des projets aux trajectoires parallèles qui ne se croisent jamais.

« Omniprésents dans l’entreprise, les processus doivent s’inscrire au cœur de l’innovation, conseille Marie Wieck, directrice générale WebSphere chez IBM. Le mobile (3,4 milliards de dollars dépensés en 2014 selon Forrester) nécessite une réinvention des processus (rendre un site web mobile est intéressant, mais ne constitue qu’une première étape). Intégrer une dimension “réseau social” dans les processus augmente la productivité de 25 % en moyenne selon McKinsey. Les processus cloud enregistrent une croissance de 47 %, selon Gartner, et oblige l’entreprise à les repenser. Enfin, McKinsey a chiffré à 100 milliards de dollars les économies potentielles des gouvernements s’ils utilisaient des technologies Big Data, apportant ainsi plus de visibilité dans leurs processus. »

Déployer des ‘smarts processes’ version IBM

Quels que soient les chiffres plus ou moins fantaisistes, ils traduisent une tendance. Et IBM intègre dans la gestion des processus : du social pour favoriser la collaboration, de la flexibilité pour accélérer les déploiements et faciliter l’adoption, de la mobilité pour impliquer/faire participer et personnaliser, et des processus menés par la donnée pour saisir plus d’opportunité en prenant les bonnes décisions contextualisées.

Bien entendu, l’éditeur met en avant sa vision et sa panoplie pour répondre à tous ces challenges. Dont de nouvelles versions ou améliorations sont annoncées (voir nos prochains articles).

On y retrouve la fameuse couche intermédiaire en détail. Et la boucle est bouclée !

crédit photo © Jorg Hackemann / Shutterstock.com


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Auteur : José Diz
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