Interconnect 2015 : IBM plaide pour un Cloud hybride contrôlé

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Interconnect est né de la fusion d’Impact, Pulse et Innovate. Logique en plein essor du cloud. Le cloud hybride a été le leitmotiv de la manifestation. Explication avec Christian Comtat, directeur du développement Cloud Computing chez IBM.

IBM a décidé de regrouper plusieurs de ses manifestations au sein d’IBM Interconnect. Cette nouvelle manifestation regroupe donc IBM Impact (événement middleware et plate-forme WebSphere), Pulse (événement supervision et orchestration Tivoli) et Innovate (événement Rational, développement). Une manifestation majeure, puisque cette première édition a fait venir plus de 20 000 participants à Las Vegas. Entretien de rattrapage avec Christian Comtat, directeur du développement Cloud Computing chez IBM France.

Silicon.fr : IBM est-elle satisfait de l’accueil réservé à Interconnect par ses clients et partenaires ?

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Christian Comtat, directeur du développement Cloud Computing chez IBM France

Christian Comtat : Plus de 20 000 personnes ont assisté à IBM Interconnect Ce qui illustre une belle réussite. Une manifestation pendant laquelle se sont déroulés de nombreux partages d’expériences d’entreprises de toutes tailles venues du monde entier, avec une forte dominante Cloud.

Et justement, sur le Cloud, nous avons constaté une forte implication des grandes entreprises, et pas uniquement des start-ups, comme c’était plutôt le cas jusqu’à présent. Nous avons ainsi pu entendre des témoignages d’Airbus ou de Citigroup sur ce sujet.

Quel était le grand sujet au cœur de cette première édition?

L’un des sujets majeurs était le Cloud, et plus précisément le Cloud hybride. Il est désormais une réalité pour toutes les entreprises. C’est pourquoi nous avons effectué beaucoup d’annonces allant toutes dans le même sens : accélérer la mise en place du Cloud hybride, et favoriser l’innovation en utilisant les forces existantes dans l’entreprise. Ce qui permet aux systèmes d’information d’apporter plus de valeur encore place aux technologies Cloud.
Afin de supprimer les freins majeurs à l’arrivée du Cloud hybride, IBM a proposé l’articulation autour de trois objectifs à atteindre au mieux : contrôler ce que l’entreprise fait, apporter la visibilité de ce qui se fait, et assurer la sécurité.

Par exemple, pour développer un projet d’innovation tout en utilisant un développement sur le Cloud, Bluemix (basé sur le projet PaaS open source Cloud Foundry et compatible Openstack, notre article) permet maintenant de récupérer les informations de l’entreprise et de les anonymiser. Ce qui facilite non seulement le développement d’applications, mais également une production en environnement hybride. Dans cette optique, Dataworks (Intégration et qualité des données, voir notre article) a été enrichi de ce type de fonction, et a été simplifié pour récupérer plus simplement les ensembles de données nécessaires.

Qu’en est-il du contrôle, pas toujours aisé dans ces environnements?

Concernant le contrôle, les systèmes d’information utilisent de plus en plus d’APIs. C’est pourquoi nous venons de lancer le service API Harmony. Au-delà de la gestion des API, les développeurs ont besoin de trouver les API nécessaires à leurs projets, à travers le Web ou encore les applications exposant ses librairies de fonction. API Harmony est un moteur de recherche spécialisé dans les API utilisant les technologies Watson pour dénicher les API des projets ouverts (Open Source ou non). Des technologies sémantiques de Watson permettent de comprendre plus précisément le besoin exprimé en langage naturel et de s’appuyer sur les statistiques afin de scruter la plus grande bibliothèque mondiale d’APIs (sur le Web ou non.
Bluemix contenait déjà sept fonctions Watson, auxquelles ont été ajouté cinq nouvelles fonctions, des cas d’usage, de bonnes pratiques, des supports de formation… baptisé Watson Zone, cet espace est destiné aux nouveaux usages et aux nouvelles applications recourant à l’informatique cognitive.

Autre aspect primordial, l’orchestration. Cloud Orchestrator va encore plus loin. Désormais disponible en mode SaaS, il ne nécessite aucune installation pour superviser du cloud hybride, même si cela reste possible.

Le PaaS Bluemix était déjà disponible en mode Cloud, et même sur une instance dédiée, avec la possibilité de choisir les services souhaités. Avec Bluemix Local, cette instance peut désormais être installée sur site dans l’entreprise (ou ailleurs), à condition que l’infrastructure soit compatible Openstack. Le client peut alors décider de ce qu’il souhaite installer dans ce Bluemix. Et bien entendu, IBM assure le contenu et la maintenance des différentes briques. Ce qui permet de bénéficier pleinement des mécanismes Cloud : mises à jour, unicité du code, etc. Bien entendu il est possible de gérer alors l’environnement hybride Bluemix, pouvant combiner les modes public, dédié ou local.

Quid de la sécurité qui représente toujours un frein majeur?

Bien entendu, le développement du cloud hybride passe aussi par l’intégration de l’existant et entre applications en toute sécurité. IBM Interconnect fut donc l’occasion d’annoncer la passerelle Secure Passport Gateway. Sous Bluemix, ce passeport permet d’accéder à des informations ou services du cloud privé. Non seulement ce passeport donne accès et sécurise ses services et données, mais il gère également l’authentification des utilisateurs apportant visibilité, sécurité et contrôle. Et pour cet utilisateur, la certitude qu’il utilise les bonnes informations et les bons services.

Il semblerait qu’IBM ait également cédé aux sirènes des containers…

Le service Enterprise Containers permet aux développeurs de placer les charges travail basées sur ces conteneurs dans Bluemix en mode public, dédié ou local. Et même de mixer ces environnements. De plus, la compatibilité avec les containers Docker (que nous avions déjà intégré dans Bluemix fin 2014) rend possible le développement sur site avec Bluemix Local – par exemple, et le déplacement sur le PaaS public Bluemix. En outre, ces services bénéficient de la visibilité du contrôle de la sécurité nécessaire à ce type d’outil.

Au final, ces quelques annonces majeures illustrent bien les trois préoccupations majeures : contrôler ce que l’entreprise fait, apporter la visibilité de ce qui se fait, et assurer la sécurité.

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Crédit Photo : IBM

Auteur : José Diz
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