IBM : Lotus Foundation et le Saas BlueHouse.

Réseaux

Les Tech’Lotus 2008 s’ouvrent. L’occasion d’un point sur ‘Foundation’, un tout-en-un pour TPE et PME, sur les projets BlueHouse –Saas-, et Beyond Office.

À l’occasion de ses journées Tech’Lotus 2008, qui se tiennent ces 27 et 28 août 2008 à La Défense, IBM recevra près de 550 développeurs et partenaires français.

Cette manifestation sur les solutions Lotus et WebSphere Portal propose une cinquantaine de sessions purement techniques, articulées autour de trois thématiques :

– collaboration et communication,

– portail d’entreprise,

– Web 2.0 –sous l’angle technique.

Deux sessions plénières portent sur l’utilisation de Lotus en interne chez IBM, et sur les tendances et solutions à venir. Douglas Heintzman, directeur de la stratégie Lotus chez IBM, et Philippe Mathieu, Lotus market manager chez IBM, nous présentent quelques annonces et tendances fortes (http://www-05.ibm.com/fr/events/techlotus/)

Foundation‘ : plus que la collaboration

Au début du mois, IBM annonçait Lotus Foundation, une appliance (matériel et logiciel tout-en-un) sous Linux destinée aux TPE/PME de 5 à 500 employés. Pour le “lancement officiel“ de la version française disponible depuis quelques jours, les prix sont fixés à 232 euros par serveur et 151 euros par utilisateur avec 5 postes au minimum, soit à partir de moins de 1.000 euros HT.

Philippe Mathieu souligne qu’il ne s’agit “pas seulement de la messagerie et de la collaboration, mais aussi toutes les autres fonctions Notes, le serveur de messagerie instantanée Sametime, etc.”

C’est là une alternative évidente à Microsoft Small Business Server sous Linux (Red Hat, Ubuntu out Suse)…

C’est une maison bleue…

Douglas Heintzman présente divers projets qui seront disponibles d’ici à six mois. Ainsi, le projet BlueHouse (à essayer sur https://bluehouse.lotus.com) incarne la solution Saas (software as a service) appliquée à la communication et au collaboratif d’IBM Lotus : collaboration, messagerie instantanée, conférence en ligne, voix sur IP, etc.

L’offre sera commercialisée sous deux formes, soit en marque blanche par des opérateurs, sous la marque BlueHouse. “Bien entendu, nous allons au-delà du service Saas, et des applications pourront être développées en ligne via cette plate-forme. De même des applications métiers ou des progiciels pourront être intégrés avec cette suite“, précise Douglas Heintzman. Il ajoute que la compatibilité avec les Serveurs Notes sera évidemment assurée, et que des ‘mash-up‘ destinés aux utilisateurs permettront de combiner les fonctions et donc de créer des applications. Une logique assez proche d’une stratégie de type “Software + Service”. Que voulez-vous ? Des concurrents ont forcément des idées proches sur divers sujets.

Une infrastructure solide dans de nouveaux datacenters

Pour héberger BlueHouse, IBM conçoit actuellement plusieurs ‘datacenters’ dans le monde entier. “Il ne suffit d’arriver en proclamant que nous disposons de la plus grande capacité informatique et réseau au monde. Encore faut-il proposer une architecture logicielle pouvant supporter une forte fréquentation et de très gros volumes de données”, explique D. Heintzman. Interrogé sur les réseaux sociaux mis en avant par IBM dans sa communication, le responsable de la stratégie Lotus a souligné qu’il s’agissait surtout d’utiliser ces technologies à travers des applications pratiques du quotidien.

Pour pallier le déficit de compétences lié au papy-boom, et la perte des compétences, ces technologies favorisent la mise en commun d’expertise et le partage de bonnes pratiques” illustre-t-il.

IBM travaille pour l’environnement… client

Autre projet, Beyond Office reflète une stratégie IBM autour du concept d’environnement de travail. “Ce nouveau paradigme transforme le document en aboutissement d’une action. L’employé n’arrive pas en se disant qu’il doit rédiger un document dans un traitement de texte, mais traiter le courrier client. Alors, il arrive dans un contexte « Client » où il dispose de tout ce dont il a besoin pour composer son document. Celui-ci n’est finalement qu’un assemblage de diverses informations existantes, et d’ajouts. Le document est dynamique et ses informations sont intégralement stockées dans une base de données. Il peut aussi générer un document statique à un moment donné”, annonce D. Heintzman.

Outre une meilleure structuration de l’information et la possibilité de tracer toutes les actions, ce concept favorise l’enrichissement de l’information. En effet, chaque utilisateur habilité pourra ensuite accéder à ce document (ou à une partie), et pourra apporter des commentaires, notes, etc.

Toutes ces actions étant enregistrées, on peut donc non seulement retrouver de multiples informations, mettre en corrélation des documents, des utilisateurs, etc. Et surtout piloter finement les usages en entreprise. Bref : de belles promesses bientôt disponibles. Imaginez : vous reprenez un dossier client, et en un seul clic vous disposez de toutes informations nécessaires. En zoomant, vous pouvez savoir qui a traité cette information ; s’il est absent, qui est le mieux placé pour répondre ; le contacter ;… et tout cela, en deux ou trois clics !

Quand on vous dit que la prochaine guerre est là … – déjà visible autour des débats de normalisation des formats utilisés par Microsoft…, elle porte sur l’environnement de travail, et plus généralement sur le client !


Auteur : José Diz
Lire la biographie de l´auteur  Masquer la biographie de l´auteur