IBM ouvre son premier centre de R&D africain au Kenya

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Fruit d’un partenariat entre la multinationale informatique et le ministère kenyan de l’Information, la section africaine d’IBM Research ouvre ses portes à Nairobi au Kenya.

IBM Research gagne enfin l’Afrique ! Le groupe américain a annoncé en début de semaine installer son premier laboratoire de recherche sur le continent africain. Le Kenya, plus particulièrement sa capitale Nairobi promue dans le cadre du programme Smarter Cities, devient ainsi le 12e centre de R&D d’envergure internationale exploité par IBM.

La firme d’Armonk (Etat de New York) gère un réseau global de laboratoires de R&D. Trois sont installés aux États-Unis (à Almaden en Californie, Watson à New York et Austin au Texas), les neuf autres sont implantés en Australie (Melbourne), Israël (Haïfa), Japon (Tokyo), Chine (Beijing et Shanghai), Inde (Delhi et Bengaluru), Brésil (São Paulo et Rio), Irlande (Dublin), Suisse (Rüschlikon) et Kenya (Nairobi).

IBM Research-Afrique, une première… préparée de longue date

Fruit d’un accord entre la multinationale et le ministère kenyan de l’Information et des Communications, le laboratoire de Nairobi est dédié aux sciences et technologies. Les scientifiques d’IBM Research-Afrique sont appelés à travailler sur des projets de recherche appliquée dans trois domaines clés :

  • L’e-administration (solutions analytiques, Big data et Cloud);
  • La ville intelligente (gestion informatisée de l’eau et des transports, géolocalisation et mobilité);
  • Le développement humain et l’innovation (partenariats avec le monde académique).

Le continent africain abrite 14 % de la population mondiale et, malgré l’affaiblissement économique mondial, pourrait afficher un taux moyen de croissance de 7 % par an ces 20 prochaines années, selon les chiffres communiqués par IBM. Trop optimiste ? À elle seule, l’Afrique subsaharienne devrait afficher une croissance robuste de 5,4 % cette année 2012, selon les estimations du Fonds Monétaire International (source : FMI bulletin mai 2012).

IBM entend bien faire partie des industriels qui accompagneront le renouveau africain. En 2006, la société avait des bureaux dans quatre pays africains : l’Afrique du Sud, le Maroc, la Tunisie et l’Égypte. Aujourd’hui, le groupe IBM est présent dans plus de 20 pays du continent. Ses activités africaines sont centrées sur la fourniture de solutions informatiques liées aux réseaux mobiles, dont ceux du groupe indien Bharti Airtel en Afrique subsaharienne.


Auteur : Ariane Beky
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