IA : combien IBM, Samsung, Google et les autres investissent en France

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Dans le sillage du plan national, les géants du numérique multiplient les annonces pour développer une IA made in France.

Après l’investissement public, l’argent privé. Dans le sillage de la présentation par le président Emmanuel Macron de la stratégie nationale en matière d’intelligence artificielle, plusieurs géants du numérique ont fait par de leur intention de miser sur une IA made in France.

En moins de deux ans, IBM compte recruter 400 experts de l’intelligence artificielle, dans le domaine de la recherche fondamentale et des solutions appliquées au monde de l’entreprise. Une partie de ces ingénieurs, développeurs, chercheurs, data scientists et autres consultants s’installeront au sein du pôle scientifique et technologique de Paris-Saclay.

Ces recrues interviendront notamment dans la mise en œuvre de projets Watson, la plateforme d’informatique cognitive de Big Blue, dans les secteurs de l’industrie, de la santé, des services financiers, des télécommunications ou de la distribution. Watson est déjà déployée dans des entreprises françaises comme Le Crédit Mutuel, Orange Bank ou la Macif.

C’est aussi depuis Paris-Saclay que compte Fujitsu renforcer ses équipes de son centre d’excellence dédié à l’intelligence artificielle. Plus de 30 projets ont été déjà initiés dans ce centre avec un focus particulier sur les usages de la vidéo au service du commerce de détail et de l’industrie.

Sélectionné pour rejoindre le programme de recherche phare Horizon 2020 de l’Union Européenne, Fujitsu développe également une solution d’IA pour renforcer la sécurité des réseaux bancaires. Le groupe japonais a, par ailleurs, noué un partenariat avec l’Inria, institut national de recherche dédié au numérique.

Le coréen Samsung va, lui, ouvrir en France son troisième plus grand laboratoire dédié à l’intelligence artificielle après ceux de Corée du Sud et des États-Unis. Il comptera plus d’une centaine de chercheurs basés à Paris et – une fois encore – sur le plateau de Saclay. Ce laboratoire sera dirigé par le français Luc Julia, connu pour être l’inventeur de l’assistant vocal Siri chez Apple.

Partenariats académiques et école dédiée

Après avoir créé en janvier dernier un centre de recherche en intelligence artificielle, Google annonce cette fois que c’est sa filiale dédiée, Deepmind, qui va mettre en œuvre une équipe de recherche en IA basée à Paris, après celles de Zurich et Londres.

Google entend nouer différents partenariats académiques avec la création d’une Chaire « Artificial Intelligence and Visual Computing » à l’école Polytechnique et le développement de projets de recherche conjoints avec l’Inria. Directrice de recherche à l’Inria de Grenoble et experte en vision par ordinateur, Cordelia Schmid rejoindra Google à mi-temps.

Microsoft va, lui, investir 30 millions de dollars sur trois ans en dans l’Hexagone. Le géant américain va créer Impact IA, un collectif de réflexion et d’action, et Compétences IA, un programme national fondé sur l’acquisition de compétences dédiées.

L’objectif à trois ans est de former ou sensibiliser 400 000 personnes, tous profils confondus, avec, à la clé, la création de 3 000 emplois au sein de l’écosystème numérique français.

Microsoft ouvrira notamment une Ecole IA pour les publics éloignés de l’emploi en partenariat avec Simplon. Cette école a pour ambition de former sur 3 ans 500 personnes en voie de reconversion ou décrocheurs scolaires. Ces développeurs data IA (niveau bac + 3) auront vocation à travailler avec des data scientists. Orange en accueillera 25 chaque année.

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