IBM s'associe à l'Europe dans un nouveau concept de services en ligne

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L’accord signé entre IBM, l’Union européenne et des universités met en place un consortium de développement de nouvelles technologies pour automatiser la gestion des services du cloud computing.

Le déploiement du cloud computing n’est pas seulement une problématique française mais, plus globalement, européenne. En témoigne l’accord que vient de signer IBM avec l’Union européenne. Cet accord, qui entraîne également le monde universitaire*, vise à réduire de 40% les coûts liés au déploiement, l’hébergement et la maintenance des solutions en nuage ou e-services version IBM.

Les différents acteurs de ce consortium se concentreront sur le développement d’un nouveau modèle de science informatique qui accélérera la mise en œuvre de projets e-services. Baptisé Artifact-Centric Service Interoperation (ACSI), le projet est susceptible d’intéresser tous les types d’entreprises, de la PME au grand compte.

« Jusqu’à présent, les entreprises ont eu à investir beaucoup de temps et d’argent en efforts conventionnels pour permettre à leurs activités de services e-business de communiquer et fonctionner en collaboration, explique le Dr Fabiana Fournier, leader du consortium et responsable scientifique chez IBM Research. ACSI représente une nouvelle combinaison de principes informatiques conçue pour permettre aux entreprises de se focaliser sur leurs opérations et leurs objectifs permis par le mixage et l’entrelacement des e-services. »

«Nous repoussons les frontières de l’e-services»

Schématiquement, il s’agit d’automatiser les mieux possible la gestion des services web d’un point de vue logiciels et matériel depuis un environnement en cloud computing. Autrement dit, éviter au mieux les interventions manuelles sur le data center et les services.

ACSI s’appuie sur le projet «interoperation hub» introduit en 2009 par IBM Research. Ce projet vise la mise en oeuvre de services dans les environnements flexibles comme décrit précédemment. Le projet de travail ACSI s’enrichira ensuite d’une entité «d’artefacts dynamiques» qui s’adapteront au fil du cycle de vie des services. Un concept déjà mis en oeuvre par IBM à travers des dizaines de projets de transformation, selon Big Blue. Ces artéfacts dynamiques se verront enrichis d’extensions et d’applications développées par le consortium européen.

« Nous repoussons les frontières de l’e-services en offrant une approche concentrée sur les données afin de les combiner, et nous poussons les frontières de l’informatique dans les nuages en intégrant dans le cloud un outil permettant d’enrichir sémantiquement les e-services, explique le Dr Richard Hull, responsable recherche chez IBM Research Manager et l’un des principaux scientifiques du projet. Nous attendons du cadre de travail ACSI un changement de paradigme dans la façon dont les e-services , et plus généralement les entreprises, pourront travailler ensemble. »

— * Sapienza Universita degli Studi di Roma (Italie); Free University of Bozen-Bolzano (Italie); Imperial College Of Science, Technology and Medicine (Angleterre); Technische Universiteit Eindhoven (Pays-Bas); University of Tartu (Estonie); Indra Software Labs SLU (Espagne); Collibra NV (Belgique).


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