Iliad (Free) dépasse les 4 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2014

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En 2014, Free a recruté plus de 2 millions de clients mobiles pour dépasser les 10 millions. Sa base installée, fixe et mobile, frôle les 16 millions d’abonnés.

Au 31 décembre 2014, Free comptait près de 16 millions d’abonnés fixes et mobiles. Soit près de 2,3 millions de recrutements réalisés l’année dernière. L’essentiel vient de l’activité mobile avec plus de 2 millions de nouveaux clients (pour un total de 10,1 millions d’abonnés à l’un des deux forfaits mobile de l’opérateur. Majoritairement, les abonnés mobiles ont souscrit au forfait à 2 euros (voire 0 euro pour les abonnés Freebox), même si l’entreprise ne détaille pas la répartition avec le forfait 3G/4G à 19,99 (ou 15,99 euros). Une base d’abonnés engrangée en à peine trois ans qui permet à Free de revendiquer 15% du marché mobile hexagonal (soit l’objectif qui était visé sur le long terme). Tout près des 11,1 millions de clients de Bouygues Telecom.

Bien plus modeste, l’activité historique fixe a poursuivi sa croissance avec 268 000 nouvelles Freebox déployées en 2014 pour frôler les 5,9 millions de clients. Dont 96,4% sont dégroupés (contre 94,8% en 2013). Malgré cette hausse, l’Arpu (revenu mensuel moyen par abonné) se tasse. Il passe de 36 euros à 35,10, malgré la bonne tenue (à 38 euros) des abonnés Freebox Révolution. Une baisse que le groupe Iliad justifie par un contexte très concurrentiel (notamment avec les forfaits Bbox à 20 euros chez Bouygues Telecom), la fin de l’asymétrie sur les terminaisons d’appel depuis juillet 2013 et une hausse « très pénalisante » du taux de TVA. Mais quid de l’impact des recrutements promotionnels par le biais de Venteprivée.com à 3,99 euros pendant un an pour les forfait mobiles et fixes ?

60% de la couverture 4G en 2015

Les résultats financiers ne se ressentent guère de ce tassement. Le chiffre d’affaires de l’activité fixe gagne 2,7% à 2,56 milliards d’euros, tandis que le mobile bénéficie d’une croissance à faire pâlir la concurrence : + 28% (à 1,6 milliard). Ce qui amène les chiffre d’affaires global de 4,17 milliards d’euros (en avance d’un an sur les objectifs, souligne le groupe dans son communiqué), en hausse annuelle de 11,2%, pour un résultat net de 278,4 millions (+ 4,9%). « Et ce malgré la hausse des amortissements notamment due au lancement des services 4G et à une augmentation du taux d’impôt  », souligne Iliad.

De bons résultats qui vont permettre au groupe de poursuivre ses investissements en infrastructure, notamment grâce aux près de 738 millions de trésorerie (Free Cash Flow) dégagée par l’activité ADSL (+15,8%). Sur le réseau mobile, l’opérateur a allumé 1 900 sites 3G et 1 300 sites 4G en 2014 et revendique aujourd’hui 75% de la population couverte en 3G. Un rythme de déploiement soutenu qui se poursuivra en 2015 avec plus de 1 500 sites prévus. Objectif : couvrir 60% de la population en 4G d’ici la fin de l’année. Et éventuellement ouvrir une seconde bande de fréquence, celle des 1800 MHz, en plus des 2600 MHz actuels. Une nouvelle bande obtenue dans le cadre de la neutralité technologique et historiquement utilisée par les réseaux 2G, dont la réutilisation a été validée par le régulateur en mars 2013. Free espère, à terme, y bénéficier de 15 MHz.

Sur le fixe, Iliad se montre moins disert et se contente d’annoncer la « poursuite des déploiements FTTH et l’accélération des recrutements » tout en continuant la migration du réseau vers les technologies VDSL2. En 2014, Iliad a investi 968 millions d’euros contre 906 millions un an plus tôt.


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