Industrie pharmaceutique et blockchain : la FDA lance son pilote

Blockchain

La Food and Drug Administration (FDA) doit trouver une solution pour tracer et vérifier les ordonnances de médicaments d’ici 2023. Plusieurs technologies sont mises à l’épreuve, dont la blockchain.

Walmart et IBM se sont joints à cette initiative gouvernementale, le but étant de développer un système de traçabilité complet pour les envois de médicaments soutenu par la technologie blockchain.

KPMG and Merck seront aussi parties prenantes dans ce projet pilote.

Mark Treshock, IBM Global Solutions Leader for Blockchain in Healthcare & Life Sciences, spécifie que: “La Blockchain a un réel potentiel transformatif sur la manière dont les données pharmaceutiques sont contrôlées, monitorées, partagées et gérées tout au long de la vie d’un médicament donné.”

Le suivi des médicaments via la blockchain: tracer et partager des données sans les compromettre

Le système de santé américain fonctionne sous une privatisation complète qui provoque une fragmentation lourde des parties prenantes. L’implémentation d’un moyen centralisé est donc difficile. Une solution plus effective pourrait être envisagée via une blockchain décentralisée qui connecterait plusieurs bases de données indépendantes.

Ainsi la FDA et ses partenaires sont en train de développer un système informatique électronique et interopérable pour réunir diverses parties tierces. La principale proposition de valeur de la blockchain dans un tel système est le fait de pouvoir donner la possibilité aux utilisateurs et entreprises de “tracker” leurs médicaments sans compromettre leurs données privés.

Au service de la simplification de la chaîne de valeur pharmaceutique

La blockchain au service de l’industrie pharmaceutique est un outil à plusieurs facettes. En lançant son pilote blockchain, la FDA vise à maximiser les bénéfices de cette technologie au sein de la supply chain par ses atouts de transparence, traçabilité et optimisation des coûts.

Pourtant l’étude de cas sur la traçabilité ne met en lumière qu’une infime contribution potentielle de la blockchain sur la chaîne de valeur de la pharmaceutique. Outre  la manufacture et la distribution, la blockchain peut également améliorer la R&D ainsi que le soin aux patients et aux consommateurs.

Les études de cas principaux de la R&D impacteraient la protection de la propriété intellectuelle, le partage des données de recherche et le consentement des tests cliniques effectués.

Dans le cas des patients et consommateurs, la blockchain amélioreraient la gouvernance sur l’identité permettant aux patients de partager leurs données avec des centres médicaux et des gestionnaires d’assurance sans perdre contrôle de leurs données.

L’optimisation et le renforcement du partage des données serait également clé pour l’amélioration du suivi et des soins des patients. Boehringer, une entreprise pharmaceutique basée en Allemagne, a annoncé au début du mois de juin 2019 un partenariat avec Solve.Care, une plateforme blockchain de santé, afin de designer le “Diabetes Care Administration Network”, un service centré sur l’expérience bien-être de la patientèle atteinte de diabète.

Ce projet exploitera la plateforme déjà existante de Solve.Care basée sur la blockchain et facilitera le partage de données afin de coordonner plus efficacement le soin aux patients. Le PDG de Solve.Care, Pradeep Goel explique que: “Le ‘Diabetes Care Administration Network’ aidera à concilier un certain manque de connaissances dans le suivi patient afin de leur donner accès à des informations vitales sur le diabète et les maladies cardiovasculaires beaucoup plus facilement.”.

L’implémentation d’une solution blockchain peut être bénéfique aux secteurs de la santé et de la pharmacie, soit en fournissant un base de données décentralisée soit en protégeant des données privées.

Article original de Lukas Hofer publié par notre partenaire  sur : 

Crédit photo : @Simone van der Koelen on Unsplash