Informatica : Focus sur l’intégration de données !

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‘Silicon.fr’ profite de son passage à Paris pour interviewer Sohaib Abbasi, chairman et CEO d’Informatica. Il détaille divers axes stratégiques et quelques raisons du succès continu de son entreprise

Vous intéressez-vous plus aujourd’hui à l’Europe pour développer vos activités ?

Nous souhaitons depuis notre création nous étendre sur toutes les régions importantes à travers le monde. En 2008, nous avons d’ailleurs réalisé 40 % de notre chiffre d’affaires en dehors des États-Unis et nous envisageons d’aller au-delà. De même, notre effectif est composé à 45 % d’employés se trouvant en dehors des États-Unis, contre 30 % en 2004.

Il est vrai que l’Europe représente notre second marché, avec une présence et une croissance fortes pour Informatica France. Par ailleurs, nous avons lancé Informatica Iberia suite au rachat de Powerdata [son distributeur historique en Espagne et au Portugal, racheté en octobre 2008] qui obtient de très bons résultats avec des clients comme BBVA, Banco de Santander…

Depuis quatre ans, Informatica France recrute entre 15 et 18 grands clients par an, soit plus d’un par mois. Ce développement est aussi favorisé par les actions de grandes SSII et cabinet de consultants qui forment des experts aux solutions Informatica (Cap Gemini, Accenture, Sopra…). Un mouvement qui existe aussi dans d’autres pays, et qui contribue à l’accomplissement de notre objectif : établir Informatica comme le leader mondial de l’intégration de données.

Vous communiquez depuis deux ans sur lecloud. Quelle est votre stratégie de développement sur cette évolution de l’informatique ?

Informatica a été le premier à reconnaître que le cloud computing serait la prochaine étape l’intégration de données. Pour nous, cette évolution stratégique se développe en trois points L’extension de notre plate-forme permet une gestion et une connectivité croisée avec des données hébergées sur salesforce.com. Second axe, nous initions des partenariats avec des spécialistes comme Xactly, mais aussi avec EDS ou des outsourcers de solutions RH par exemple. Nous comptons déjà plus de deux douzaines de partenaires. Enfin, Informatica propose l’intégration as a Service avec un lieu unique d’“intégration en self-service“. Des entreprises comme Areva T&D utilise avec satisfaction Informatica avec Salesforce.. D’ailleurs, notre service Informatica On Demand Data Loader a été nommé “Meilleur outil d’intégration de données” sur Force.com AppExchange de salesforce.com, par plus de 100 entreprises l’utilisant pour synchroniser leurs applications Salesforce avec leurs systèmes d’information.

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La crise représente-t-elle une opportunité pour acheter des sociétés technologiques ?

Informatica ne réalise pas d’acquisition sous le prétexte que le prix devient plus intéressant avec la crise. En matière de croissance externe, nos acquisitions doivent s’aligner avec la stratégie globale, en conservant le focus principal de l’intégration de données. Nous souhaitons couvrir au mieux tout le cycle de l’intégration de données de bout en bout, de la manière la plus efficace et la plus pertinente.

En maintenant cette ligne, Informatica a multiplié son chiffre d’affaires par deux en quatre ans ! Cela nous permet aussi de réaliser un excellent travail d’intégration des sociétés rachetées. À chaque fois, nous annonçons clairement nos objectifs et nous les atteignons. Nous disposons d’un socle technique robuste, et nous achetons des technologies complémentaires qui étendent notre couverture du marché. Et tout ce que nous avons acquis a été rapidement et proprement intégré. De même, nous veillons à conserver les talents, et la culture de ces sociétés, en les laissant développer les technologies sur lesquelles elles sont spécialisées. Une autonomie qui permet aussi de conserver de nombreux talents.

Vous mettezsouvent en avant la qualité des données, et à juste titre. Cela signifie-t-il que vous allez étendre vos activités jusqu’au MDM (master data management, gestion des données référentielles) par exemple ?

Lorsqu’une entreprise s’intéresse au MDM, deux solutions s’offrent à elle. Elle peut s’adresser à des éditeurs proposant des solutions de MDM comme oracle, SAP, des spécialistes… Par ailleurs, l’entreprise peut réfléchir elle-même sur son approche MDM et la développer sur sa plate-forme d’intégration. Et ces deux solutions peuvent se révéler intéressantes. C’est pourquoi Informatica propose une plate-forme d’intégration et noue des partenariats avec ces éditeurs, et permet aussi à ses clients de développer leur propre outil MDM. Ce dernier apporte une vue holistique concernant l’ensemble des données où qu’elles se trouvent et quelles que soit les bases de données. Le principe consiste donc à agréger et à assurer la qualité des données. Dans Informatica, le client peut trouver tous les éléments nécessaires : la connectivité, les fonctions de qualité des données, l’intégration, etc.

Ce marché est encore jeune. Néanmoins, il prouve que les entreprises prennent conscience de l’importance de la qualité des données, de la valeur qu’elles peuvent leur apporter. En effet, si chacun peut avoir confiance sur les données d’où qu’elles proviennent dans le système d’information, l’entreprise dispose d’un avantage concurrentiel évident. Ainsi, Nestlé souhaitait rationaliser ses relations avec plus de 600.000 fournisseurs. Cependant, l’exercice s’avérait impossible. Grâce à un projet sur la qualité des données, l’entreprise a pu croiser clairement toutes les informations et réduire la base de ses fournisseurs de 60 % ! On voit donc combien la qualité des données incarne un levier très efficace.

Aujourd’hui, lorsque nous répondons à des appels d’offres, nous signons une affaire sur deux, quel que soit le secteur économique (distribution, banque/finance, automobile, télécommunications…).

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Auteur : José Diz
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