Informatica World 08 : Vers une intégration de donnée moins chère et plus performante ?

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Nouveaux modules B2B, forte automatisation, intégration temps réel… les prestations de service devraient diminuer. Le point avec Girish Panchan, directeur général de l’intégration chez Informatica

Avant vos annonces, quels avantages apportait Informatica dans l’intégration de données face à des concurrents comme Sas Dataflux, Actional de Progress, Oracle DataWarehouse Build ou IBM Datamirror ?

Avant les annonces de la nouvelle version, nous affichions déjà trois avantages.

Avec Informatica le client peut accéder à toute l’information dans son système d’information. Effectivement, nous proposons plus de connecteurs natifs que nos concurrents. Ainsi, Sas Dataflux n’accède en natif qu’à certaines technologies, et il en va de même pour IBM ou Oracle, et les autres.

Second point, nos solutions sont conçues pour adresser les très gros volumes de données, tandis que l’offre d’Oracle ne traite pas de bases de plusieurs téraoctets. Quant à Datamirror ou Actional, ils se focalisent plutôt sur des technologies event-driven que sur du gros volume.

Troisième avantage, nous proposons une productivité inter-équipes (cross team) alors que les autres solutions reposent sur des postes de travail individuels ou prévus pour une unique équipe. Un atout important à l’heure de l’entreprise étendue. Ainsi, les entreprises nécessitent une intégration de données internes au système d’information, mais de plus en plus aussi externes. Or, nous pouvons adresser ces deux besoins avec le même outil

Suite aux annonces 8.6, de quelles nouveautés profite l’utilisateur de vos solutions d’intégration de données ?

Avec nos dernières annonces, nous ajoutons l’intégration en temps réel très attendue. Si certains de nos concurrents le proposaient déjà, nous gérons beaucoup mieux la latence. Lorsqu’un décideur pose une question aux données, l’intégration de données traditionnelle peut suffire. Toutefois, une approche active ou proactive nécessite le temps réel. Ainsi, pour les questions très pointues (comme déterminer le nombre de bouteilles de shampoing de telle marque disponibles en rayon ou en stock) l’intégration de données ne suffit pas. De plus, il est essentiel de cloisonner et de différentier les requêtes pour obtenir la réponse en temps réel, donc la plus à jour possible.

Et avec toutes automatisations, le ratio entre le prix du logiciel et celui du service reste-t-il de 1 euro pour 3 ou 4 euros, ou diminue-t-il ? Et qu’en pensent les intégrateurs ?

Dans certains scénarios, le ratio peut se révéler beaucoup plus important côté services. Toutefois, le temps réel que nous apportons désormais permet réduire ce coût. Par exemple, en cas d’incident le système peut s’effondrer. Alors, il faut effectuer une vérification manuelle et relancer le service. Aujourd’hui, tout cela est automatisé et diminue le temps de maintenance.

Notre objectif consiste à ce que le client puisse acheter plus de solutions Informatica, afin de réduire ses dépenses en prestations de service. Au total, il aura moins dépensé et disposera de la meilleure technologie disponible. Pour le partenaire, cela n’équivaut pas à moins de services, mais plutôt à plus de nouveaux projets. Donc, tout le monde s’y retrouve.

Vous annoncez de nouveaux modules B2B. Cependant, il me semble que certains d’entre eux existaient déjà ?

Effectivement, l’offre B2B Data Transformation existait déjà. Elle résulte de l’intégration, après le rachat de la société ItemField [NDLR : spécialiste de l’accès universel aux données structurées et non structurées, mais aussi semi-structurées type XML pour divers métiers], de ses fonctions dans notre plate-forme. Elle favorise l’intégration grâce aux modèles de données métier ou autres. D’ailleurs nombre de nos clients l’utilise déjà et en sont très satisfaits.

En revanche, B2B Data Exchange provient d’un développement des équipes d’Informatica et propose la conception de dataflows régulant les communications de données. Par ailleurs, l’utilisateur l’utilisera pour mettre en place de tableaux de bord permettant d’analyser et de surveiller ces processus de bout en bout.

Je tiens à préciser qu’Informatica consacre plus de 17 % de son chiffre d’affaires à la recherche et au développement.


Auteur : José Diz
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