Instant Ink : vers un bad buzz pour HP ?

Discutable du point de vue moral, mais – malheureusement – pas du point de vue légal. Ainsi l’Electronic Frontier Foundation commente-t-elle la fin de l’offre gratuite que HP proposait dans le cadre de son programme Instant Ink.

Ce dernier, lancé en 2014, était arrivé en France l’année suivante. Son principe : un service de remplacement de cartouches avec livraison à domicile. Une dizaine d’imprimantes étaient initialement compatibles, dans les gammes ENVY et OfficeJet. Connectées à Internet, elles transmettaient les niveaux d’encre à HP.

Le catalogue d’origine comprenait trois formules. Elles donnaient accès à un certain nombre de pages par mois. Avec, d’un côté, une possibilité de report des impressions non utilisées et de l’autre, de dépassement de forfait.

Instant Ink gratuitUne offre promotionnelle avait rapidement fait son apparition. On pouvait y adhérer en cas de première souscription à Instant Ink. Elle permettait d’imprimer 15 pages par mois « sans coût additionnel à celui de l’achat d’une imprimante éligible », pour reprendre les termes alors employés dans les conditions générales du service.

Dans ce même document, ainsi entre autres que sur la page de présentation d’Instant Ink, HP affirmait se réserver « le droit de suspendre, résilier ou arrêter [cette offre] à son entière discrétion […] à tout moment moyennant un préavis de soixante (60) jours ».

Instant Ink… et le reste

nouvelle offreDepuis quelques semaines, cette clause est mise en application. Les utilisateurs en sont progressivement avertis, avec une échéance en décembre. Deux forfaits font leur apparition en parallèle (voir ci-contre et ci-dessous).

Alors qu’est-ce que l’EFF trouve discutable ? Le fait que HP ait un temps associé la mention « à vie » à ce programme qu’il retire aujourd’hui.

L’ONG brandit pour l’occasion un « historique à charge » contre le groupe américain. En mettant notamment l’accent sur les techniques qu’il a mises en œuvre pour venir à bout des cartouches génériques… quitte à ouvrir des failles de sécurité.

L’historique en question démarre avec Lexmark. Ce dernier était encore dans le giron d’IBM quand il avait lancé, en 2002, des poursuites contre Static Controls. Reproche fait à ce concurrent : modifier des toners pour les rendre rechargeables.

Illustration principale © HP