Intel revoit ses prévisions à la baisse, la faute au PC

Régulations

Intel a abaissé d’un milliard de dollars la fourchette de ses prévisions de chiffre d’affaires pour le troisième trimestre.

L’annonce du fondeur à la veille de l’ouverture de l’Intel Developper Forum risque de peser sur les marchés financiers…

Intel a en effet revu ses prévisions de chiffre d’affaires pour le troisième trimestre à la baisse, passant sa fourchette initiale de 13,8 à 14.8 milliards de dollars à 12,9 à 13,5 milliards, soit un recul de ses revenus de 900 millions à 1,3 milliard de dollars.

Le marché des semiconducteurs et la bourse

C’est une bien mauvaise nouvelle pour Wall Street, où les analystes misaient sur un résultat dans le haut de la fourchette des prévisions d’Intel. Et pour le marché des semiconducteurs en général. C’est en effet le second trimestre consécutif qu’Intel révise ses prévisions à la baisse, tandis que son principal concurrent AMD affiche des niveaux élevés de stocks.

Pour Intel, les raisons de cet abaissement sont à rechercher dans les ralentissement des économies européennes et asiatiques, et dans la « fébrilité » du marché nord américain.

Cet argumentation laisse sceptique. Certes le marché, en particulier européen, est difficile, mais cette difficulté est anticipée et ne surprendra personne. De plus, serveurs, stockage et commutateurs se portent plutôt bien.

L’abaissement des prévisions de chiffre d’affaires d’Intel devrait donc peu toucher ses résultats, le fondeur anticipe un abaissement de sa marge brute de 1 %, à 62 %, en dehors de l’investissement consenti chez l’équipementier ASML pour la R&D sur les futures machines à fabriquer les processeurs (« Intel investit dans l’équipementier ASML pour maintenir son avance technologique »).

La faute au marché des PC… et aux tablettes

L’origine de cette baisse est plutôt à chercher du côté des processeurs pour PC, des netbooks et des ultrabooks par exemple. Sur ces marchés, en effet, un alternative contrarie les objectifs du fondeur : elle s’appelle « tablettes ».

Intel brille par son absence sur la majorité de ces appareils, iPad en tête, dont les constructeurs ont retenu la technologie ARM, déjà très présente sur les smartphones, et surtout moins gourmande, mieux adaptée à la mobilité, et moins chère.

En revanche, Intel n’a pas évoqué de réduction ‘boursière’ de ses effectif, mais annoncé qu’il réalisera des économies en réutilisant une partie de son outil industriel afin de réduire le coût de ses produits en 14 nm.

Le titre Intel a enregistré un recul significatif (3,6 %) à l’ouverture de Wall Street ce lundi.

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