Intelligence artificielle : le plan à 2 milliards de dollars de la Darpa

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L’agence de recherche de l’armée américaine, la Darpa, veut renforcer l’autonomie et les capacités de raisonnement contextuel des machines.

L’agence américaine de recherche avancée des projets de défense (Darpa) prévoit d’investir plus de 2 milliards de dollars, en cinq ans, dans une nouvelle campagne nommée AI Next. Autrement dit, la prochaine phase de l’intelligence artificielle (IA) pour l’armée US.

Il s’agit en outre de financer et renforcer l’autonomie de machines. Les machines dotées d’IA ne doivent plus être uniquement des « outils spécialisés » qui exécutent des règles programmées par des humains. Mais se transformer en « partenaires » dotés « de capacités de raisonnement contextuel » capables d’intervenir dans des missions critiques.

« Nous voulons explorer comment les machines peuvent acquérir des capacités de communication et de raisonnement proches de celles de l’humain », a déclaré Steven Walker, directeur de la Darpa, cité dans un communiqué. Elles doivent pouvoir « s’adapter à de nouveaux environnements et situations », a-t-il ajouté vendredi 7 septembre.

Il s’agit à la fois d’automatiser des processus opérationnels critiques du Département de la défense des États-Unis (DOD). Et d’améliorer robustesse, sécurité et résilience des systèmes d’IA lors d’opérations de terrain de l’armée américaine. Pour, entre autres :

  • faciliter la prise de décision dans des zones de conflit ;
  • comprendre des informations massives et contradictoires, dans l’urgence y compris ;
  • effectuer certaines missions critiques de manière autonome et sécurisée.

Il reste que la militarisation de l’IA est une problématique sensible. Notamment pour les grands noms de la Tech américaine et leur écosystème. L’opinion publique et les marchés.

En juin dernier, face à l’opposition de milliers d’employés, Google a décidé de ne pas renouveler un contrat portant sur l’utilisation d’une intelligence artificielle de reconnaissance par des drones de l’armée américaine.

Mais il n’est pas question de tourner le dos à tous les juteux contrats du Pentagone.

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Auteur : Ariane Beky
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