IP-SOC 2006 : Les acteurs du ‘System On Chip’ mettent la fiabilité en tête de leurs priorités

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Réunis à Grenoble les 6 et 7 décembre pour leur habituel sommet européen
IP-SOC, les acteurs majeurs du semi-conducteur ont confirmé leur objectif commun
d’améliorer toujours plus la fiabilité des circuits intégrés livrés dans le
monde

Grenoble.- Les analystes du secteur estiment à plus de 500 milliards d’unités la «population mondiale de semi-conducteurs» en service sur notre planète. Tous les acteurs de cette industrie sont donc impliqués dans ce programme permanent d’amélioration de la fiabilité. L’heure est au «System-On-Chip» (intégration maximale des fonctionnalités sur une seule puce). Cette évolution rend beaucoup plus complexes les processus de test et de validation des circuits avant leur mise en service, et cela dès l’étape d’élaboration des produits. Ainsi, les éditeurs de logiciel de CAO (Mentor Graphics, Cadence, Synopsys, pour ne citer que les plus grands) incluent-ils des modules de réduction de risque dans leurs produits, en particulier grâce à la conformité aux standards qui de leur côté se développement rapidement. C’est le cas du design du bus USB 2.0 pour les technologies 0,13 micron de SMIC, annoncé par Mentor Graphics au salon de Grenoble. C’est le cas également du kit de vérification de NXP (ex-Philips Semiconducteurs), inclus désormais dans le portefeuille des licences de propriété intellectuelle (IP) commercialisées par IPExtreme. Pour les systèmes embarqués, l’utilisation d’un hyperviseur permet d’implémenter de multiples processeurs virtuels sur la même plate-forme matérielle. On protège ainsi le code et les données contre les attaques virales. C’est la solution que propose Trango, une jeune société grenobloise, leader dans la virtualisation des processeurs, et qui vient d’annoncer le premier hyperviseur temps-réel sécurisant l’exécution de Windows-CE sur les téléphones portables à base de technologie RISC. La vérification de la fiabilité s’implémente également à travers des solutions de « self-test », commercialisées elles aussi sous forme de « blocs IP », notamment par Ridgetop, présent également à Grenoble. Cette société, basée en Arizona, est issue du monde de l’aéronautique. Son activité se concentre sur les problèmes intermittents qui apparaissent au cours de la vie des circuits électroniques intégrés (et qui conduisent par exemple les constructeurs automobiles à rappeler parfois tous les véhicules d’une série?). Les jonctions inter-matériaux à l’intérieur des circuits peuvent se craqueler à la longue, en fonction de conditions climatiques ou suite aux vibrations? La solution de Ridgetop (intégrable sous forme de blocs IP à des architectures FPGA) permet de surveiller les points de contact extrêmes situés aux 4 coins du circuit, points de contact en général non utilisés, mais les plus exposés à ces problèmes? Nous voilà rassurés? La fiabilité d’un système complexe (ordinateur, avion, ou voiture) n’étant pas meilleure que le plus faible de ses composants, aussi sophistiqué soit-il, ces dispositifs de fiabilisation sont les bienvenus.


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