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IPv6 : l’Arcep en appelle à l’exemplarité de l’État

Pour favoriser la transition vers IPv6, à l’État de donner l’exemple.

La « task force » que l’Arcep a constituée pour traiter du sujet en est arrivée à cette conclusion lors de sa première réunion.

Cette exemplarité devra notamment se traduire dans les appels d’offre. Il s’agira d’y inclure l’activation d’IPv6, plutôt que la simple compatibilité.

En l’état, il semble nécessaire de garder IPv4 « encore plusieurs années », affirme l’Arcep.

Cela implique une réflexion sur les CGN (Carrier-Grade NAT).

Dans un contexte de transition « longue durée », de nombreux opérateurs ont mis en place de tels dispositifs. Leur rôle : traduire des IPv4 internes privées en des IP publiques que peuvent partager plusieurs clients.

Ce partage d’IPv4 pose des problèmes pour identifier les abonnés. Le CGN dégrade par ailleurs des usages tels que le P2P, les jeux en réseau, le stockage NAS ou la maison connectée.

Une alternative au partage d’adresses réside dans le marché secondaire. Mais l’achat et la location d’IPv4 par cet intermédiaire induit des risques de blocage de certains services utilisant la localisation.

Des ressources à actualiser

Sur le volet technique, l’Arcep privilégie une approche dual-stack. C’est-à-dire l’attribution d’une IPv4 et d’une IPv6 à chaque équipement.

Une telle solution doit faciliter la montée en compétence. Y compris sur les problématiques de sécurité*, où le régulateur relève une « méconnaissance » des offres existantes. Sans compter la « présence de référentiels et de RFC (Request for Comments) non mis à jour.

Au-delà du travail d’actualisation à réaliser sur ce point, il faudra déterminer les maillons « résistants » à IPv6. Parmi eux :

  • les logiciels qui gèrent mal le protocole
  • les plates-formes de services (voix notamment) incompatibles
  • les équipements dont certaines fonctionnalités ne prennent pas en charge IPv6, ou pas avec la même qualité que l’IPv4

À ce sujet, l’Arcep souligne l’importance d’offrir des services IPv6 en bêtatest, en proposant un support au moins équivalent à celui en IPv4. Et d’obtenir des retours d’entreprises qui ont réalisé la migration au moins en dual-stack.

* L’Arcep note un « manque d’information sur la façon dont les équipements obsolètes, non maîtrisables ou non maîtrisés doivent être traités ». Elle donne l’IoT en exemple.

Photo d’illustration : Loïc Duflot, directeur Internet, postes et utilisateurs pour l’Arcep

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