IPV6: La Chine rattrape son retard

Régulations

Un groupe chinois a commencé à opérer le plus gros réseau Internet nouvelle génération en surpassant les vitesses de transmissions actuelles et donnant un maximum d’adresses IP à une région qui en manque cruellement

« Nous étions des suiveurs pour le développement de la première génération de l’Internet, mais nous avons rattrapé les leaders mondiaux pour la nouvelle génération en devenant un précurseur et gagnant de facto le respect et l’attention de la communauté internationale » clame le directeur du comité IPv6 Wu Jianping. Ce nouveau réseau IPv6, le CERNET2, relie 25 universités chinoises dans 20 différentes villes, avec des débits de 2,5 à 10 gbps voir plus, comme les 40 gbps atteints lors d’un test ce moi-ci. Le CERNET2 est non seulement le plus gros réseau IPV6 opérationnel mais c’est aussi le premier réseau intégralement IPV6. Selon le “CERN” (pour China Education and Research Network), les Etats-Unis contrôleraient actuellement 74% des 4 milliards d’adresses possibles en IPv4, là même où la Chine aurait les mêmes possibilités que l’Université de Californie, alors qu’il existe en Chine 80 millions d’internautes. La migration vers IPV6 (Internet protocol version 6) permet notamment de proposer des capacités supérieures à l’actuel Internet (IPv4) car il gère les adresses sur 128-bit où son prédécesseur le faisait sur 32-bit. Cette explosion des possibilités était notamment nécessaire en Asie, où des pays comme la Chine, le Japon et la Corée du Sud avaient déjà une pénurie d’adresses IP. Les pays asiatiques ainsi que les sociétés comme Fujitsu, Hitachi, NEC et Samsung ont collaboré pour la migration de l’IPv4 actuel vers l’IPv6, et sous la pression du manque d’adresses IPV4, ils ont indiqué que cette nouvelle technologie serait probablement obligatoire en début d’année prochaine. Coté IPv6 aux Etats-Unis, le travail a été réalisé par le Department of Defense, Cisco, IBM, Microsoft et HP entre autres, mais la disponibilité d’adresses IPv4 à fait baisser l’urgence de la migration. Selon Mr Kerravala du Yankee Group, les Etats-Unis ne devraient pas adopter l’IPv6 avant au moins 7 ans ce qui fait que les deux technologies vont devoir coexister durablement. Il ajoute aussi que l’augmentation des débits n’est pas liée au besoin intrinsèque d’IPV6 mais à la baisse des prix, et que par contre, l’intégration d’IPv6 dans les produits actuels va causer un réel problème d’administration. Gérer des adresses en IPV6 sur 128-bit avec des produits faits maison souvent dédiés et optimisés pour des adresse sur 32-bits, sera effectivement beaucoup plus difficile. (*) pour Vulnerabilite.com


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