Jailbreaker en paix aux USA grâce au Congrès

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Le DMCA régit le droit d’auteur aux États-Unis. Il vient d’être modifié et bascule en faveur des consommateurs qui peuvent désormais jailbreaker leurs mobiles, n’en déplaise à Apple.

Le Digital Millenium Copyright Act (DMCA), la loi américaine régissant le droit d’auteur, fait des émules. Les opérations de type jailbreak et desimlock d’un smartphone ne sont pas encore légion outre-Atlantique mais cela ne saurait tarder puisque c’est désormais légal, dixit le Congrès le 26 juillet. Comme le stipule la loi américaine, il revoyait les closes du DMCA.

La possibilité de déverrouiller les systèmes des téléphones portables et l ‘extraction de séquences d’un DVD, si elle est réalisée à des fins documentaires ou éducatives, feront partie des passe-temps légaux des petits (et des plus grands) américains. Des pratiques qui ne réjouissent ni The Motion Picture Association of America, qui défend les intérêts de l’industrie cinématographique américaine, ni Apple, qui craint pour ses iPhone.

Désormais, les détenteurs d’iPhone qui souhaitent installer sur leur smartphone des applications et logiciels non reconnus par Apple pourront le faire et sans risquer de perdre la garantie accordée par la firme. De même, les américains ne seront plus cantonnés, dans le cas de l’iPhone, à l’unique distributeur d’Apple, AT&T. Liberté !

Electronic Frontier Foundation (EFF), une organisation de défense des libertés électroniques, a donc sabré le champagne. En témoignent les déclarations sur son site : « en accordant toutes les demandes de l’EFF, le Bureau du droit d’auteur et la bibliothèque du Congrès a pris trois mesures importantes aujourd’hui pour atténuer certains des préjudices causés par le DMCA », a déclaré Jennifer Granick, directrice des libertés civiles au sein de l’EFF.

Téléphones portables désimlockés donc, mais aussi extraction de séquences d’un DVD lorsqu’elles sont destinées à des fins éducatives et documentaires ou à l’intégration dans une vidéo non commerciale.

Apple n’a pas encore fait de déclarations mais The Register rappelle qu’en mai 2009, Apple se déchainait contre le jailbreaking. La firme de Cupertino citait les risques liées à cette pratique : « l’instabilité des systèmes, la sécurité des produits (recharge de la batterie entre autres), l’invasion possible de la vie privée, les virus, l’impossibilité de mettre à jour des logiciels, et – bien sûr – le porno. »


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