Japon: encore un mariage dans le jeu-vidéo

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Square Enix, éditeur des mythiques Final Fantasy compte s’offrir Taito, éditeur tout aussi mythique

Un vent de concentration souffle sur le secteur japonais du jeu-vidéo. Si le pays est le premier marché mondial du secteur, il n’échappe pas à la tendance des fusions. Une tendance logique: le marché se caractérise par une offre très fragmentée: des dizaines d’éditeurs et une activité qui marque le pas. Le marché vit en effet une transition en attendant l’arrivée des nouvelles consoles en 2006. Enfin, le pays connaît une baisse de la natlaité et donc du nombre de clients de jeux-vidéos.

Dernières fiançailles annoncées: celles de Square Enix avec Taito: deux noms mythiques du secteur. Le premier est le célèbre éditeur des très populaires Final Fantasy. Il entend prendre le contrôle de Taito, éditeur historique connu pour ses jeux d’arcade. Square Enix a annoncé qu’il lançait une offre de 1.354 euros par action Taiton. La prime offerte aux actionnaires est de 20% de plus que la moyenne des cours sur les six derniers mois. Square Enix entend racheter 67% de Taito, soit 247.900 titres, valorisant l’opération à 336 millions d’euros. La cible ne semble pas s’opposer à cette OPA. Il s’agit de la quatrième fusion annoncée de taille dans ce secteur. En 2004, Sega et Sammy fusionnaient. En mai dernier, c’était Bandai qui s’offrait Namco pour 1,3 milliard d’euros. Le mariage donnera naissance au numéro deux japonais des jouets et des jeux vidéo après Sega Sammy Holdings. Enfin, Takara et Tomy ont également fait part de leur volonté d’union.


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