Japon : hausse des prix des composants électroniques en vue

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Toshiba, Panasonic ou encore Hitachi ont annoncé le ralentissement ou la suspension provisoire de leurs usines de production de composants mémoire ou d’écrans plats.

Les conséquences de la catastrophe qui a frappé le Japon, vendredi 11 mars, n’en finissent pas de s’étendre sur l’industrie des composants électroniques. Des conséquences locales aux portées mondiales. Selon l’analyste iSuppli, la pénurie de circuits électroniques qui s’annonce risque d’entraîner une hausse des prix «  considérable ». Et pour cause, le Japon compte pour 60 % de la production mondiale du silicium nécessaires à la fabrication des composants électroniques.

Toujours selon l’analyste, la production des composants de mémoire Flash NAND et DRAM, mais aussi les microcontrôleurs, les écrans plats LCD et nombre de circuits logiques (MOSFET, transistors bipolaires et de signaux), seront les principaux éléments touchés par la catastrophe. Pas tant par la destruction des usines de production, qui n’ont que peut, ou pas du tout, été touchées, mais par le manque d’énergie et la désorganisation dans les transports créant des ruptures de livraisons.

Ainsi Toshiba, le deuxième plus important producteur de mémoire Flash NAND, prévoit une chute de production de 20 % de son unité de production japonaise. Laquelle serait néanmoins compensée par la production sud-coréenne de Samsung. De son côté, Hitachi a arrêté, lundi 14 mars, son usine de production d’écrans LCD le temps d’évaluer les conséquences du séisme. Hitachi fournit notamment les écrans pour les Nintendo DS et les téléphones LG. Mêmes risques du côté de Panasonic qui produit des écrans plats dans une usine proche de la zone périphérique du tremblement de terre. Si le site n’est pas directement touché, il pourrait lui aussi subir des interruptions à cause de la pénurie d’énergie qui se profile.

Dans tous les cas, selon iSuppli, « les problèmes d’infrastructure vont ralentir ou suspendre les livraisons en provenance du Japon au cours des deux prochaines semaines ». Ce qui ne devrait pas se ressentir avant la fin mars ou début avril puisque les fabricants disposent de deux semaines de stocks environ. Une pénurie qui risque de porter ses conséquences jusqu’au troisième trimestre 2011.


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