Japon : l’industrie des télécoms sous le choc du séisme

Réseaux

Plusieurs câbles sous-marins internationaux ont été affectés par le séisme qui a secoué le Japon. L’étendue des dégâts est difficile à évaluer mais les liaisons de communication se maintiennent grâce aux opérations de reroutage.

Progressivement, on mesure les conséquences de la catastrophe au Japon sur les infrastructures IT et télécoms dans la région. Selon le Wall Street Journal, les câbles télécoms sous-marins, qui relient les continents entre eux, ont souffert de l’amplitude du séisme, souligne ITespresso.fr. Plusieurs réseaux sous les mers ont subi des dommages. Les connexions Internet peuvent être perturbées malgré des dispositifs de re-routage mis en place, y compris par le biais de technologies alternatives comme le satellite.

Interrogé par le quotidien économique et financier, Bill Barney, P-dg de l’opérateur spécialisé dans les réseaux câblés Pacnet basé à Hong Kong, la moitié des câbles sous-marins déployés dans l’Océan Pacifique ont subi des dommages plus ou moins graves. Son câble de fibres optiques reliant le Japon aux Etats-Unis serait cependant épargné. En revanche, il a identifié deux segments endommagés entre le Pays du Soleil Levant et le continent asiatique (Taïwan et Hong Kong).

Le préjudice potentiel est actuellement difficile à évaluer pour les consortiums télécoms (équipementiers + opérateurs) qui déploient ces réseaux câblés dans les océans. Mais ils n’échapperont pas à une inspection globale en vue d’éventuels travaux de réparation.

Toujours selon l’enquête menée par le WSJ, l’opérateur japonais KDDI a déclaré que ses câbles reliant le Japon aux Etats-Unis ont été affectés mais il ignore encore s’ils ont été juste sectionnés ou complètement rompus. Même constat pour Pacific Crossing, une division d’un autre grand opérateur du pays NTT Communications. Ses réseaux PC-1 W et PC-1 N sont hors de service depuis le séisme.

Les perturbations de services se font ressentir en Chine. Des opérateurs PCCW (Hong Kong), China Telecom ou China Unicom ont reconnu que leur services (téléphonie ou accès Internet) ont été plus ou moins affectés par la catastrophe au Japon. D’autres opérateurs régionaux s’en sortent mieux. Ainsi, l’opérateur australien Telstra ne recense aucune panne dans son infrastructure télécoms sous-marine.


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