Java sous Android : Scott McNealy témoigne en faveur d’Oracle

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Cofondateur et ancien PDG de Sun Microsystems, Scott McNealy témoigne à l’occasion du procès qui oppose Oracle à Google quant à l’utilisation légale dans l’OS mobile Android des technologies Java. Cet actif breveté appartient à Oracle depuis le rachat en 2010 de Sun.

Appelé à témoigner par Oracle dans le procès qui l’oppose à Google, Scott McNealy, cofondateur de Sun Microsystems, a réaffirmé que d’autres entreprises doivent pouvoir utiliser Java, à la fois langage de programmation et plateforme de développement et d’exécution d’applications, en contrepartie de l’acquisition d’une licence commerciale. Oracle, repreneur de Sun et de ses technologies Java, tient le même discours.

L’éditeur, rappelons-le, accuse Google de violation de brevets et de droits d’auteur. Oracle a déposé plainte en août 2010 contre la société internet qui utilise Java pour son système d’exploitation mobile open source Android. Le géant du logiciel d’entreprise et des bases de données demande à Google plus d’un milliard de dollars de dédommagement. Par ailleurs, Oracle souhaite obtenir auprès de la justice californienne, une injonction qui oblige Google à acquérir une licence Java et, par extension, à rendre Android totalement compatible avec la technologie ou bien à ouvrir ses projets utilisant Java à des développeurs tiers.

Scott McNealy joker d’Oracle, Jonathan Schwartz va-tout de Google

Dans un entretien accordé mardi à la chaîne économique Bloomberg TV, Scott McNealy a déclaré qu’une licence avait été présentée à Google. Ce document, a ajouté M. McNealy, ne contenait pas de clauses financières, mais un certain nombre d’exigences concernant la compatibilité. Or, bien que des smartphones conçus par RIM, Motorola et Nokia soient compatibles avec les technologies Java, ça n’était pas le cas des mobiles sous Android.

Oracle et son témoin estiment en outre que Google a continué à développer sa propre version incompatible de Java, bafouant l’un des principes sur lesquels repose la technologie. Appelé à témoigner par Google, Jonathan Schwartz, successeur de Scott McNealy à la présidence de Sun entre 2006 à 2010, tient le discours inverse. Selon M. Schwartz, les interfaces de programmation (API) Java n’étaient pas considérées comme propriétaires ou protégées par Sun, tant que Google n’utilisait pas le nom de Java pour sa plateforme Android.

Le procès d’Oracle contre Google a débuté à San Francisco mi-avril. Il pourrait être conclu en juin.


Auteur : Ariane Beky
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