La toute jeune DSI groupe de Limagrain choisit Office 365 pour se roder

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Récemment mise en place, la DSI du semencier Limagrain a choisi une migration vers Office 365 pour assoir sa légitimité dans le groupe et se roder à la maîtrise des grands projets. Avant de se frotter à un autre gros morceau : la rénovation des ERP.

Démarrer par un projet informatique visible de tous les utilisateurs. C’est en somme le choix fait par Limagrain, un groupe semencier et agro-alimentaire français employant 7 800 personnes dans près de 45 pays (1,8 milliard de chiffre d’affaires au travers de marques comme Vilmorin, Clause, Nickerson-Zwaan, Brossard, Jacquet, etc.). Une façon de donner de la visibilité à une toute jeune DSI, créée dans la foulée de la réorganisation de la société en groupe, alors qu’il s’agissait auparavant avant tout d’une holding contrôlant différentes organisations bien distinctes. « Le groupe Limagrain a décidé de la mise en place d’une stratégie informatique globale, d’abord via l’établissement d’un comité de direction informatique puis avec la mise sur pied d’une DSI unique en 2011 », explique Denis Charré, le DSI de Limagrain.

Objectif : piloter de grands projets, à commencer par une unification des outils de collaboration sur Office 365 de Microsoft. Un projet prioritaire, selon Denis Charré. « Nous possédions 80 à 90 domaines Active Directory au sein du groupe. Ce qui posait une multitude de difficultés dans un groupe appelé à multiplier les échanges entre ses différentes entités. 45 % des utilisateurs seulement pouvaient en théorie se connecter à l’intranet. De même, nous ne disposions pas d’un environnement de travail pour partager simplement de l’information entre nos équipes présentes sur l’ensemble de nos sites dans le monde, sans compter les nomades. »

Un outil de travail en groupe, une maîtrise des coûts télécoms

La présence de ces populations nomades oriente d’emblée la DSI vers une messagerie Cloud. La société utilisait auparavant un accès par VPN aux serveurs de mails. « Nous avions à la fois des difficultés à maîtriser les coûts de télécommunications sans parvenir à fournir aux utilisateurs un environnement de travail satisfaisant », résume le DSI. Même si le Saas apporte une réponse seulement partielle sur le second point, du fait de ses implications en matière de roaming de données, il permet de répondre à la première attente. En parallèle, Limagrain a d’ailleurs décidé de mettre en place des limitations sur ses cartes 3G, afin de mieux encadrer ses coûts télécoms.

Les trois principales solutions du marché (Google Apps, Office 365 et Lotus) sont évaluées par Limagrain, qui porte son choix sur l’offre de Microsoft. En mai 2012, un premier pilote est lancé en Allemagne, sur un site comptant 150 utilisateurs environ. Un déploiement presque trop facile du fait de l’homogénéité des configurations sur place, observe Denis Charré. Pour qui les vraies questions soulevées par le projet sont apparues lors de la seconde expérimentation, auprès de la population de la DSI (180 personnes) et du siège social. « Car nous avions là un bon échantillon de la diversité des environnements en place dans le groupe », conséquence logique du mode de fonctionnement très décentralisé qu’a longtemps privilégié Limagrain.

Ne pas négliger l’impact sur le réseau

Ces galops d’essai terminés, la DSI a lancé la généralisation de la solution, entre novembre 2012 à juin 2013. Au total, Office 365 est employée par 6 500 personnes aujourd’hui et propose une variété de fonctions : chat, conférences téléphoniques, partage de documents, réunion virtuelle, visioconférence. A noter que, sur ce dernier volet, Limagrain a interconnecté, via un développement réalisé par Easynet, sa trentaine de salles de visioconférence à Lync, afin de démocratiser les usages (lire Ana Maria Gimenez (EasyNet) : « La vidéocommunication doit devenir plus flexible »). Dennis Charré souhaite d’ailleurs pousser l’intégration en interconnectant le système de réservation des salles avec l’agenda Outlook.

Si le projet couvre aujourd’hui les attentes du semencier – « un salarié peut échanger avec n’importe lequel de ses collègues » -, Dennis Charré souligne les défis de ce type de déploiement. « D’abord, ce type de projet met la pression sur le réseau. Nous avons déjà remplacé 70 à 80 lignes sur les 130 que nous louons. C’est complexe parce qu’à l’international, avoir une gestion globale du réseau s’avère matériellement et économiquement impossible. » Autre point d’attention, souligne le DSI, le rythme de la migration. « Nous avons parfois eu du mal à tenir la cadence, explique le DSI. Sans oublier les difficultés de chargement des données sur les sites équipés d’une bande passante modeste. »

Ce projet mené à bien selon les plannings et budgets (environ 1,5 million d’euros d’investissement) prévus  – ce qui montre l’aptitude de la DSI groupe à conduire de grands projets -, Limagrain va s’attaquer à un autre gros morceau : la rénovation des ERP. « Un challenge encore supérieur, car, cette fois, il y aura des impacts sur les métiers eux-mêmes », reconnaît Denis Charré.

Crédit photo : BigWolf / Shutterstock


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