Jimmy Barens, association Aproged: ‘Démocratisons la bureautique!’

Régulations

“Notre mission? Démocratiser la gestion de contenu et animer le marché.
Nous passons à l’an 2 de l’Aproged”

L’Aproged, association professionnelle qui regroupe les acteurs du document numérique et qui a dépassé la centaine de membres, a renouvelé son bureau et a élu un nouveau président, Jimmy Barens, le représentant d’Adobe. Démarche statutaire, l’association change de président et renouvelle neuf de ses quinze administrateurs tous les deux ans.

L’occasion pour nous de faire le point sur l’association, avec son nouveau président élu sur un projet…

Notre mission est de démocratiser la gestion de contenu et d’animer le marché. Nous avons aujourd’hui 103 membres, et nous pensons être bien représentatifs du marché. En plus de notre visibilité, nous avons atteint une véritable maturité.

Créée à l’origine pour représenter les acteurs du marché au travers d’une manifestation, le Forum de la GEIDE, l’Aproged a multiplié ses membres, de 40 à ses débuts à plus de 100 aujourd’hui, et multiplié ses missions au fur et à mesure qu’évoluait la reconnaissance de sa représentativité.

Mais le marché, comme ses acteurs et ses technologies, évoluent, et Jimmy Barens a été élu sur un programme qu’il veut offensif.

Il y a eu plusieurs candidats, ce qui démontre notre volonté de renouvellement. Ma candidature était accès sur l’énergie et la créativité. Notre programme est d’accélérer et d’être plus volontaires.

Nous avons assisté à beaucoup de mouvements de concentration, l’ère de la maturité est arrivée. La gestion du document et des données est devenue un sujet central au service de l’information. Avec 103 membres, nous pensons offrir un portefeuille complet, avec les fabricants de copieurs qui virent à la SSII, avec de vrais éditeurs et la présence de grands acteurs anglo-saxons.

L’Aproged va-t-elle remettre en cause sa mission et son salon ?

Le salon est la partie visible et un point important de notre vie associative. Sa date annuelle sera conservée, mais son format renouvelé afin qu’il soit plus créatif et plus efficace. En revanche, je ne décris plus ce que veut dire ‘Aproged’, qui reste cependant une marque. Je trouve plus actuel de faire référence au document numérique.

Le travail de l’association ne se résume pas seulement au salon ?

Non, nous avons aussi nos commissions, qui se chargent de nos fondamentaux, comme la communication, les relations extérieures ou encore la normalisation. Et les groupes de travail qui se placent dans l’action et doivent rendre des livrables, par exemple sur les administrations, la santé ou les PME, ou encore sur l’ISO avec le récent standard PDF-A.

Nous avons encore beaucoup à faire sur la filière. Par exemple, il n’y a pas réellement de formation, et dans le même temps il y a trop de documentalistes. Nous devons participer à la création de formations diplomantes.

Et en termes de technologies ?

Nous devons pousser notre expérience et évangéliser. Les entreprises ont beaucoup investi sur la donnée structurée, mais elle ne représente que 20 % de l’information ! La demande est arrivée à maturité et nous devons être à l’écoute du marché. C’est une des raisons de ma candidature, nous souhaitons rester les acteurs de cette vague. J’ai amené cette volonté de s’ouvrir vers l’extérieur.

L’Aproged était trop franco-française. Nous devons nous ouvrir à la francophonie et tisser des liens avec d’autres pays.

Vous comptez un nouveau membre qui est tourné vers l’open source.

Vous évoquez l’entrée de Nuxeo dans notre association. C’est génial et c’est normal, c’est dans la nature des choses, même si nous nous interrogeons sur leur modèle économique, mais il y a des gens qui en vivent et des clients qui le demandent.

L’arrivée d’acteurs de l’open source nous permet de mieux comprendre ce qu’est l’open source. Les gens ne travaillent pas pour la gloire. Ils nous démontrent comment on peut travailler même dans le monde de l’open source.

Jimmy Barens


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