Journées de l’IDATE: Internet acte II, acte II foi…

Régulations

Au terme du congrès de l’IDATE qui s’est tenu semaine dernière, quelques réflexions sur ce futur proche, déjà actuel, de l’acte II d’Internet, et des mobiles 4G

Si l’acte I représente la folie spéculative puis l’explosion de la bulle financière autour de l’économie numérique, que peut-on attendre de l’acte II, c’est à dire de la situation actuelle et des perspectives à court terme? Malgré le succès indéniable du haut débit, le secteur de l’Internet reste sur des modèles économiques en devenir, ce qui, finalement, laisse à penser qu’il ne peut que nous réserver de bonnes surprises. Les nouveaux acteurs flexibles, exploitants des idées simples, et positionnés sur les fondamentaux de l’Internet comme Google, Free ou Skype font leur chemin -et des envieux. Pour les autres, tout reste à faire.

Les risques inhérents à la 3G… Beaucoup plus problématique est le secteur des mobiles. En effet, ce segment occupe désormais une place centrale dans l’industrie des télécoms et assure une bonne part de la croissance des TIC à travers le monde. De plus, ce secteur est profitable avec plusieurs rentes tarifaires : fixe vers mobile, SMS, roaming… Or, rien ne permet d’affirmer aujourd’hui que cette situation va perdurer avec la 3G. Les présentations des principaux acteurs, en tête Orange et Vodafone, tiennent plus de la profession de foi que d’une réelle démonstration du potentiel de ces nouveaux réseaux à créer de la valeur, c’est à dire en premier lieu de la valeur d’usage, clé de voûte de tout développement. Le regard des analystes se portent en direction du Japon et de la Corée pour chercher des raisons d’espérer mais après des débuts difficiles, que l’on peut comprendre compte tenu des carences de couverture et des imperfections des premiers terminaux, il semble que maintenant ce soit bel et bien l’appétence pour les nouveaux services et le revenu moyen par Mbit (à la baisse) qui pose problème. Le couplage avec les technologies issues de la télévision numérique terrestre est très sérieusement à l’étude et pourrait permettre d’offrir rapidement des débits beaucoup plus intéressants sur la voie descendante favorisant ainsi la diffusion de services TV/vidéo sur le mobile. Alors faut-il donc un passage immédiat à la 4G et à l’acte III, que le public réclame déjà – tant l’acte II ressemble plus à un interlude qu’à une progression réelle du scénario ?! (*) délégué général de l’AFUTT (Association Française des Utilisateurs Télécoms)


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