Julien Lesaicherre (Microsoft) : « Windows Azure apporte du concret en termes de réseau et d’identité »

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Le responsable France de la plateforme Microsoft Windows Azure revient avec nous sur la transformation d’Azure en machine de guerre cloud, capable de gérer IaaS, PaaS et sites web.

Entretien avec Julien Lesaicherre, responsable de la plateforme Windows Azure chez Microsoft France, suite aux annonces faites la semaine dernière.

L’IaaS Windows Azure est-il un concurrent d’Amazon EC2 ?

Notre positionnement ne se fait pas en fonction de nos compétiteurs, mais de nos clients. Or, ces derniers montraient un intérêt croissant pour l’IaaS (Infrastructure as a Service).

Nous proposons aujourd’hui à la fois de l’IaaS et du PaaS (Platform as a Service). Le PaaS est parfait pour écrire ou réécrire une application et les applications existantes peuvent être migrées sur de l’IaaS.

Notre offre permet donc de mettre en place des applications hybrides mêlant IaaS et PaaS. Nous créons un pont entre l’IaaS, le PaaS… et même le web.

Quid des possibilités d’automatisation IaaS ?

Quatre options s’ouvrent au client pour l’automatisation de la montée en charge : notre portail Windows Azure, écrit en HTML5 ; des outils en ligne de commande ; des API ; et, d’ici quelques semaines ou mois, une interaction avec System Center.

Notre logique de partenaires fait que ces derniers proposeront eux aussi des outils. RightScale, qui assure la gestion de la montée en charge des machines virtuelles, supporte ainsi Windows Azure. New Relic apporte ses outils de monitoring applicatif, etc.

Une pléthore de partenaires est annoncée, dont des spécialistes des infrastructures (Atos, Osiatis, Sogeti…) qui vont développer petit à petit une véritable expertise d’infogérance cloud.

Allez-vous proposer d’autres OS en standard ?

Avec Windows Azure, nous avons une stratégie d’ouverture la plus large possible vers les développeurs et les professionnels de l’informatique. Nous voulons travailler avec tous les acteurs pour répondre au plus grand nombre.

Ceci étant dit, avec le cloud public notre niveau de responsabilité est très élevé. À l’heure actuelle, nous restons extrêmement rigoureux en termes de support (web, téléphonique ou en direct). Nous prônons une logique d’ouverture « responsable ».

IaaS, PaaS et web. La volonté de créer une plate-forme complète ?

La plate-forme Windows Azure comprend un grand nombre de services différents : IaaS, PaaS, serveurs web, stockage, cache, réseau, bases de données, traitement des médias. Nous voulons faire en sorte que le développeur se concentre sur ce qui est différenciant, en s’appuyant sur des briques à la demande, accessibles au plus bas coût.

Autre élément, important pour les grands comptes, la mise en réalité du cloud hybride. Avec Virtual Network, Traffic Manager et le support d’Active Directory, nous venons de donner du concret en termes de réseau et d’identité. C’est un point clé pour permettre aux entreprises d’étendre leur système d’information vers le cloud, sans remettre en cause leur SI, leurs process et leurs compétences.

Nous n’avons pas seulement une logique de cloud public, mais une logique plus large d’intégration du cloud public au sein des entreprises.

Crédit photo : © Microsoft


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