Jumeau numérique : un double virtuel ancré dans l’IoT

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Les déploiements de jumeaux numériques ou « digital twins », répliques virtuelles d’objets physiques et connectés, progressent dans l’industrie.

Le jumeau numérique monte en puissance dans les grandes économies, rapporte Gartner.

La société d’études définit ce « digital twin » comme une réplique logicielle d’un objet physique. Un modèle destiné à « comprendre l’état de l’actif en question, réagir aux changements, améliorer les opérations commerciales et ajouter de la valeur ».

Une valeur que le secteur des objets connectés compte bien capter.

Gartner a mené l’enquête internationale* auprès de 599 décideurs d’organisations (plus de 50 M$ de CA chacune) ayant investi des cas d’usage de l’Internet des objets (IoT).

75% ont déclaré soit prévoir (62%) ou avoir déjà mis en place (13%) un jumeau numérique. (source : Survey analysis : Digital twins are poised for proliferationGartner).

Un jumeau numérique, des acteurs économiques

« Ces résultats, surtout par rapport à ceux de sondages antérieurs, montrent que les jumeaux numériques intègrent progressivement l’usage courant », a déclaré Benoit Lheureux, vice-président de recherche chez Gartner.

Les jumeaux numériques servent le plus souvent un seul département (pour 54% des répondants). Mais ils ciblent aussi plusieurs industries dans près d’un tiers des cas.

Gartner livre l’exemple d’un jumeau numérique de voiture connectée. Celui-ci peut à la fois soutenir « le fabricant de véhicules, un service client et une compagnie d’assurance ». Tous avec des attentes différentes concernant les données issues de capteurs de l’IoT.

Enfin, malgré la complexité de certains déploiements, 61% des entreprises ayant implémenté des « digital twins » ont déjà regroupé deux jumeaux numériques ou plus.

Gartner avait intialement prévu qu’en 2022, plus des deux tiers des entreprises qui ont mis en œuvre l’IoT auraient déployé au moins un jumeau numérique en production. « Nous pourrions finalement atteindre ce niveau » à horizon 2020, a prévenu l’analyste.

C’est notamment l’ambition d’EDF en France.

*Allemagne, Royaume-Uni, Chine, Inde, Japon et États-Unis sont concernés.

(crédit photo : fumi via VisualHunt / CC BY-NC-SA)

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