Jusqu’à 30 000 emplois créés par Free Mobile ?

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Free mobile emplois (crédit photo © iQoncept - shutterstock)

Un rapport dédouane l’impact de Free Mobile sur les suppressions d’emplois du secteur des télécoms. Au contraire, la nouvelle concurrence stimulerait la compétitivité.

Entre 16 000 et 30 000 créations d’emplois. C’est le nombre de postes que pourrait créer, indirectement, l’arrivée de Free sur le marché mobile en France, selon une étude sur « l’impact macroéconomique de l’attribution de la quatrième licence mobile » commandée par Iliad à Augustin Landier, de la Toulouse School of Economics, et David Thesmar, professeur à HEC et membre du Conseil d’analyse économique, révèle Les Echos.

Une manière, pour le patron du groupe, Xavier Niel, de répondre aux craintes émises par le gouvernement et alimentées par les concurrents. Récemment, le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, estimait que l’arrivée de Free Mobile avait eu « des conséquences sur les opérateurs, sur la sous-traitance, sur les fournisseurs » allant même jusqu’à imputer à la filiale d’Iliad les mauvais résultats d’Alcatel-Lucent.

Le ministre qui, quelques mois plus tôt, saluait la dynamique de Free Mobile et sa capacité à redonner du pouvoir d’achat au Français en introduisant un sévère concurrence tarifaire, s’appuyait sur le rapport de Corinne Erhel, députée PS des Côtes-d’Armor qui évoquait, dès mars dernier, la perte de 10 000 emplois dans le secteur.

2 milliards d’économies pour les consommateurs

Les estimations autour des risques de suppressions d’emplois varient d’une source à l’autre. Force Ouvrière évoque 30 000 postes, l’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) 10 000 et l’économiste Bruno Deffains 55 000, rapporte Les Echos. Pour l’heure, Bouygues Telecom a annoncé un plan de 556 « départs volontaires », et l’on parle de 500 à 2000 chez SFR. Orange-France Télécom devrait, pour sa part, réduire sa masse salariale de 5000 postes sur 3 ans.

Les résultats de l’étude arrivent donc à point nommé pour Iliad. Son directeur général, Maxime Lombardini, allant même jusqu’à dépasser le seul secteur des télécommunications pour évoquer les conséquences positives des baisses de coûts pour le consommateur final qui « a des répercussions positives sur la consommation, l’investissement et l’emploi dans le reste de l’économie », rapporte le quotidien économique.

Une baisse de dépenses mobiles que le dirigeant estime à 2 milliards d’euros et qui viendra stimuler la consommation, donc la productivité des entreprises susceptible de relancer les embauches. On lui souhaite d’avoir raison…


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