K-Mel, robot du désert, lutte contre l’esclavage des enfants

Régulations

Au Qatar, un jockey robot menace de raffler toutes les victoires dans les courses de dromadaires. Les enfants, qu’il remplace perché sur leur bosse, ont tout à y gagner.

Il n’angoisse pas à l’idée de se peser avant la course. K-Mel, jockey, pèse 26 kilos. Une fois pour toutes. Parce que c’est un cul de jatte, bien sûr, mais aussi à cause de son squelette en aluminium.

En juillet dernier, au Qatar, son dromadaire a failli gagner : il est arrivé à dix secondes du gagnant, après avoir atteint une vitesse de 50 km/h. C’était la première fois que K-mel participait à une course. Ses concurrents étaient tous des enfants -des vrais. Mais, bientôt, il ne devrait lutter que contre ses semblables. Le pays, en effet, a décidé d’interdire les jockeys enfants, qui sont souvent des enfants achetés, mal nourris, et victimes de chutes fréquemment mortelles. Difficile de passer outre les déclarations de l’Unicef, des conventions de l’Onu et de l’Organisation Internationale du Travail, qui, tous, ont condamné cette pratique. C’est le récit que relate swissinfo.org, relayé par Terra Economica. K-mel sans chute Les courses de dromadaires demeurant une grande attraction pour le pays, les autorités ont contacté K-team, un spécialiste suisse de la robotique mobile, qui a conçu K-Mel en l’espace de huit mois. Ce robot, résistant à la chaleur et au sable, est guidé par une télécommande. Il agite les bras: le gauche, pour tirer ou relâcher les rênes, et le droit, pour agiter sa baguette. Pour l’instant, les essais sont probants. Et le Sultanat d’Oman, le Koweït et les Emirats Arabes Unis devraient, eux aussi,adopter K-Mel. Un vrai conte d’enfant.


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