KPN licencie encore

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L’opérateur néerlandais annonce la suppression de 630 postes dans ses centres d’appel

KPN n’en finit pas de se serrer la ceinture. L’opérateur de télécommunications néerlandais a annoncé qu’il allait supprimer près de 630 postes dans sa division de centre d’appels après avoir fait l’acquisition de SNT, une structure devant lui permettre de considérablement réduire ses coûts opérationnels. Le groupe avait annoncé en mars sa volonté de réduire d’ici à 2010 le nombre de ses employés, à hauteur de 1.500 à 1.750 par an, soit un total de 7.500 à 8.750 réductions de postes. L’opération devrait lui permettre de générer environ 850 millions d’euros d’économies.

Entre 2001 et 2005, 21.000 postes auront été supprimés. Globalement, les effectifs de KPN sont passés de 46.214 personnes en 2001 à 28.056 en 2004. Ils seront de 20.000 en 2009. Comme tous les opérateurs télécoms historiques, KPN souffre terriblement sur ses activités traditionnelles de téléphonie fixe. Le but de ces suppressions massives d’emplois est d’économiser 850 millions d’euros. Ce plan social s’explique aussi par la volonté de KPN de passer au tout IP (Internet Protocol). Il s’agit de s’orienter uniquement vers le marché très porteur de la VoIP, la téléphonie sur Internet. “Nos services pourront être offerts avec considérablement moins de gens”, explique-t-on chez l’opérateur. Dans le même temps, KPN veut développer ses activités mobiles et proposer de nouveaux services via son réseau numérique. 1,7 milliard d’euros seront investis. Téléphonie IP, suppression de postes, mobilité: autant d’éléments qui doivent permettre au groupe batave de renouer avec la croissance. En 2004, le résultat net de KPN a fondu de 45% à 1,5 milliard d’euros.


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