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Kubernetes : un choc culturel difficile à assimiler ?

Kubernetes est-il synonyme de processus décisionnels complexes ?

VMware répond par l’affirmative, en tout cas pour ce qui est du choix d’une distribution.

Ce constat s’inscrit dans une étude plus large visant à évaluer l’adoption de l’orchestrateur au sein des grandes entreprises.

Le groupe américain a collecté 247 réponses dans autant d’organisations d’au moins 1 000 employés et toutes impliquées dans des projets Kubernetes.

Ces organisations ont une « empreinte développeurs » importante (voir ci-dessous). Plus des deux tiers (68 %) sont basées en Amérique du Nord et près d’un quart (22 %) évoluent dans le secteur technologique.

Au sein de cet échantillon, Kubernetes est souvent passé en production (59 % des répondants le déclarent).

Au global, les déploiements demeurent à petite échelle (moins de 10 clusters dans 57 % des cas). Et l’orchestrateur n’est généralement pas seul : 60 % des entreprises y ont rattaché moins de la moitié de leurs applications conteneurisées.

La majorité des déploiements impliquent des infrastructures on-premise (cloud privé inclus au sens de VMware). 64 % des entreprises sont dans ce cas. Elles sont 31 % à avoir opté pour plusieurs clouds publics.

Kubernetes : un manque de cohérence… et d’expertise

Quels bénéfices à utiliser Kubernetes ?
Parmi les cinq propositions qu’on leur a soumises, les répondants ont le plus souvent cité l’optimisation des ressources (56 %). Ils ont été presque aussi nombreux à évoquer la réduction des cycles de développement (53 %) et la capacité à conteneuriser des applications monolithiques (50 %).

Pour ce qui est des processus décisionnels, le choix d’une distribution Kubernetes implique souvent plus d’une équipe. 83 % des répondants ont déclaré être dans ce cas.
L’équipe de développement reste, au global, la principale partie prenante, devant les équipes infrastructure, plate-forme et ops.

Dans ce contexte, 40 % des répondants reconnaissent le manque de cohérence stratégique en interne comme un problème.

De manière générale, le manque d’expertise reste le principal obstacle, au déploiement (70 %) comme à l’exploitation (67 %) de Kubernetes.
Sur la première phase, il l’est notamment au niveau de l’intégration à l’infrastructure existante (49 %). Sur la seconde, il l’est surtout pour le volet sécurité et conformité.

Aussi la simplicité d’utilisation s’impose-t-elle comme le critère le plus répandu (64 %) pour le choix d’une solution Kubernetes. Suivent les fonctionnalités présentes et futures (57 %), les garanties contre le lock-in (45 %) et le support (38 %).

Illustration principale © projet Kubernetes

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