La Bourse US garde le moral. Pour combien de temps ?

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Les investisseurs restent optimistes sur l’économie américaine. Wall Street a enregistré ses meilleurs niveaux des trois dernières années

La Bourse américaine a terminé l’année sur une séance en légère hausse (

lire nos articles Bourse), qui confirme la bonne tendance enregistrée sur l’année 2004. Sur l’année, le Dow Jones Industrial Average (DJIA) a progressé de 3%. Plus significatif car reportant de l’activité de 500 entreprises américaines, le Standard and Poor’s 500 (SP500) a crû de 9%. Cette tendance est confirmée par la Bourse électronique, le NASDAQ, qui, elle aussi, a gagné 8,6%. Et avec la surprise d’un indice de confiance des consommateurs américains, qui, à 102,3 points, a enregistré près de 10 points de progression au mois de décembre. Mais cet état de grâce de l’économie américaine va-t-il perdurer ? Pour les économistes, les fondamentaux sont bons, soulignant la bonne santé de l’économie américaine et l’optimisme des investisseurs. La Bourse de New York devrait prolonger cette tendance haussière sur le mois de janvier, traditionnellement le plus fort au Nasdaq. Sauf qu’à y regarder de plus près, deux indicateurs restent inquiétants? Le dollar tout d’abord, qui a accusé jeudi un nouveau recul historique à 1,3666 dollar pour 1 euro. Derrière ce taux de change se cache le déficit abyssal engagé par l’administration américaine. Mais aussi la politique à haut risque de cette dernière qui favorise un billet vert faible, qui profite aux exportations. Et n’oublions pas le pétrole, dont le baril de brut léger a clos l’année à 43,45 dollars au Nymex (la Bourse des matières premières à New York). Avec une hausse de 11 dollars sur l’année, le pétrole vient grever le succès de la reprise américaine, et alourdir les inquiétudes quant aux économies du reste du monde ! S’il apparaît que la Bourse américaine va probablement prolonger sa progression dans les mois à venir, le second semestre risque d’être plus difficile, et d’enregistrer un tassement de la croissance. Le sort des économies européennes risque une nouvelle fois de rester tributaire d’une politique économique US qui ne les aidera pas et continuera de leur faire supporter le coût de la croissance.


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