La déchéance du gourou de l’Internet japonais

Régulations

Takafumi Horie, ancien patron du groupe Livedoor, plaide non coupable au premier jour de son procès

Idole des jeunes japonais pour s’être attaqué au sacro-saint respect de la hiérarchie patronale du Japon, grâce au succès phénoménal de son groupe Internet, Takafumi Horie doit répondre des accusations truquage des comptes et manipulation des cours boursiers de sa société, Livedoor.

La justice japonaise reproche au p-dg de Livedoor d’avoir ordonné à son directeur financier de gonfler les résultats financiers de son groupe au deuxième trimestre 2004. Elle l’accuse aussi d’avoir diffusé de fausses informations sur l’acquisition d’une équipe professionnelle de baseball.

La capitalisation boursière de Livedoor est passée en quelques jours de 900 à 100 milliards de yens, avant d’être radiée ! Elle n’a trouvé de salut que dans un partenariat de dernière minute avec Usen, opérateur du câble.

Le scandale de cette affaire avait provoqué un vent de panique à la Bourse de Tokyo, lorsque des milliers de petits associés ont bradé leurs portefeuilles.

Takafumi Horié a été arrêté en janvier dernier, puis libéré sous caution en avril. Il clame son innocence : “Je n’ai jamais commis de tels actes et ne les ai pas non plus ordonnés. Je déplore ma mise en accusation“, a-t-il déclaré.

Une position qui restera difficile à tenir, quatre autres dirigeants de Livedoor arrêtés au moment où l’affaire a été révélée ont tous plaidés coupables.


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