La dématérialisation des factures pèsera 250 millions d’euros en 2007

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La dématérialisation des factures pèsera 250 millions d’euros en 2007,
d’après le cabinet Markess. Qui prévoit une croissance importante

Le marché de la dématérialisation des factures pèse 250 millions d’euros, en 2007, annonce le 4 septembre Markess International, société d’étude spécialisée dans l’analyse des technologies de l’information. Cette donnée est extraite de sa dernière étude, “Enjeux et Perspectives de la Dématérialisation de Factures, 2007-2009”, pour laquelle les analystes ont interviewé 200 entreprises privées et 36 prestataires.

Pour le cabinet, cette démarche vise à obtenir des gains de productivité, à l’heure où les entreprises sont encouragées à se moderniser. En effet, les factures font partie des documents qu’elles échangent le plus fréquemment entre elles. Aujourd’hui, cette dématérialisation prend plusieurs formes, rappellent les consultants. Elle peut se limiter à une dématérialisation simple, qui implique de garder en parallèle la facture papier. Ou bien, elle peut s’entendre au sens fiscal du terme, qui autorise les acteurs des échanges, clients et fournisseurs, à se dédouaner complètement du format papier.

Gros marché, acteurs nombreux

Sur ces 250 millions d’euros, près des deux tiers reposent sur des prestations de services liés à la dématérialisation de factures, contre 90 millions d’euros pour les logiciels.

Et la tendance ne devrait faire que croître et embellir, d’après le cabinet, qui prévoit une croissance moyenne annuelle de +61% d’ici 2009. A cette date, le marché devrait donc peser 650 millions d’euros. Et les prestations de services (avec notamment les services applicatifs tels que proposés par les ASPs et les autres opérateurs de services) devraient s’y tailler une part de 440 millions d’euros.

Résultat, de nombreux acteurs au profil différents sont présents sur ce marché. Cela va des opérateurs de services (tels b-process ou Deskom), aux opérateurs issus du monde EDI (ADP Clearing, Atos Worldline, Cegedim, Influe-Illicom, etc.) ou aux opérateurs de télécommunications tels que BT et Orange Business Services, éditeurs de solutions d’automatisation de documents (comme Adobe Systems, EMC, Esker, Itesoft, ReadSoft, Seeburger, etc.) en passant par les éditeurs de logiciels métiers (par exemple, Ariba), les SSII/intégrateurs (Accenture, CSC, Steria, Xerox Global Services, etc.), les tiers de confiance (tels que CertEurope, CertiNomis, ChamberSign ou Keynectis), ou encore les tiers

archiveurs (comme CDC Arkhinéo ou Cecurity.com, par exemple).

Mais il ne faut pas oublier d’autres acteurs comme le Groupe La Poste (qui couvre la quasi-totalité du marché de la dématérialisation de factures avec ses filiales Aspheria, Orsid, Selisa LADServices, Seres, etc.), des établissements financiers (American Express, Société Générale, etc.) ou de nouveaux entrants qui proposent des solutions en réponse à des besoins sectoriels (par exemple,Pixid pour la communauté de l’intérim).


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