La facturation électronique profite de la crise

Sécurité

Porté par le mouvement de la dématérialisation, le marché de la facturation électronique fiscale pourrait exploser en 2010.

La facturation électronique poursuit son mouvement d’adoption. Le nombre de factures dématérialisées s’est encore accru en 2009. L’opérateur de facturation électronique b-process, qui gère quelques 56 300 entreprises interconnectées, enregistre pour sa part une hausse de 16 % par rapport à 2008. Soit 110 millions de factures dématérialisées l’année dernière pour un montant global des transactions effectuées par b-process supérieur à 59 milliards d’euros. A comparer aux 8 millions de factures traitées en 2004 par le prestataire.

Rappelons que la facture électronique se définie par un traitement dématérialisé et, surtout, certifié, de la facturation. Le procédé de facturation électronique fiscale entre ainsi en conformité avec les obligations légales de certification, authentification et durée de conservation. On va donc bien au-delà d’une facture PDF simplement transmise par e-mail.

La dématérialisation de la facturation est ainsi de nature à générer des économies sur les frais de traitement (jusqu’à diviser par deux les coûts), d’alléger les processus de règlement en cas de contestation, et d’accélérer également la chaîne d’envoi-réception-paiement.

La dématérialisation a également un impact bénéfique sur l’environnement. « En 2009, le volume de factures traitées par b-process correspond ainsi à une économie de 2 750 tonnes de papier, soit 1 512,5 tonnes en équivalent CO2 », note l’opérateur. Une contribution, parmi d’autres, aux obectifs des entreprises de réduction des impacts environnementaux.

Plusieurs facteurs expliquent ce phénomène d’accélération. La crise, d’abord, qui pousse les organisations à mettre en place des solutions permettant de générer des économies. L’interopérabilité des plateformes, ensuite, qui permet d’élargir le nombre de partenaires compatibles. « Certains donneurs d’ordre déployant aujourd’hui 60 fournisseurs par mois contre une quinzaine il y a quatre ans », note b-process qui constate ainsi que « la dématérialisation fiscale [est aujourd’hui] accessible aux petits fournisseurs en réduisant l’investissement informatique et les coûts associés ».

Enfin, les précurseurs de la facture électronique que sont les acteurs de la grande distribution poursuivent un déploiement actif au sein de leur écosystème. Ils sont rejoints par d’autres secteurs majeurs comme l’aéronautique, l’automobile, le tourisme et, plus largement, l’industrie.

Et le mouvement va se poursuivre en 2010. « Nous sommes d’autant plus optimistes que 2010 représente un véritable tournant pour le marché de la dématérialisation fiscale », commente Alexis Renard, Pdg de b-process. Son optimisme s’appuie notamment sur les 12 consultations majeures reçues début 2010 par l’opérateur de la part de grands comptes, soit trois fois plus qu’en 2009 sur la même période. D’autre part, l’internationalisation des dossiers s’intensifie. « Deux dossiers sur trois prévoient un déploiement dans plusieurs pays, un sur trois environ couvrant plusieurs continents », révèle b-process.

Ce qui stimule également la concurrence à l’échelle européenne. Des « acteurs britanniques, belges ou espagnols n’hésitent plus à se positionner sur les dossiers européens les plus importants, note Alexis Renard, En dépit de la faiblesse de leur implantation locale, ils peuvent dans certains cas faire figure de challengers très sérieux.sur un marché désormais européen par structure. » De belles batailles en perspectives.


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