La gestion de site ‘multi-environnements’ reste critique

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Gestion des applications, gestion des bases de données, gestion des environnements Windows, le succès viendrait-t-il à Quest Software? Un point avec Richard Franjnd, directeur France, Benelux, Suisse

L’éditeur américain Quest Software renforce son offre avec une politique de croissance externe ciblée.

Le succès provient de la rencontre entre l’offre et la demande, cette dernière est d’ailleurs soutenue“. L’entreprise a besoin de rentabiliser des investissements lourds dans ses outils de production, ses ERP et CRM. “C’est pareil pour les investissements Internet, les services Web, qui rencontrent une montée en charge croissante et non contrôlée, sur lesquels l’erreur ne pardonne pas“. Les entreprises ont pris conscience de la problématique, surtout que 70% à 80% de leur budget informatique est consacré au bon fonctionnement des applications existantes. “Seulement 20% pour le développement, c’est trop peu ! Surtout lorsque l’on recherche un ROI (retour sur investissement) rapide“. “C’est la confirmation de notre pragmatisme et des choix stratégiques visionnaires de ‘Vinny’ Smith (le CEO de Quest). Nous consacrons 30% de notre chiffre d’affaires et de nos effectifs à la R&D, ce qui nous permet de proposer des produits de qualité“. Leader technologique et en parts de marchés, Quest s’est heurté à une question stratégique : faut-il progresser en développant ou par des acquisitions ? “Nous complétons notre offre en la diversifiant. Sur le ‘Windows Management’ et le ‘database’“. La migration de la gestion des applications Oracle vers le Windows Management était un pari risqué, aujourd’hui gagné avec une position de leader et 30% des revenus de l’éditeur. Les dernières acquisitions portent sur la sauvegarde/restauration et l’archivage sous Windows. Passer de la gestion à la sauvegarde, n’est-ce pas dépasser la diversification pour aller trop loin ? “Nos dernières acquisitions ont été réalisées dans l’optique de sécurité. Quest sécurise le management applicatif. L’entreprise commence par s’équiper, puis elle rationalise, enfin elle sécurise“. La sauvegarde et l’archivage offrent plusieurs niveaux de sécurisation, sur le ‘business’, le ‘légal’, le suivi et la traçabilité. Ces acquisitions permettent aussi de proposer aux entreprises de comprimer leurs coûts en rationalisant leurs fournisseurs. “Et puis, nous dépassons la taille critique qui nous permet aujourd’hui de ne plus être perçu comme un fournisseur de niche. Les portes des grands systèmes informatiques s’ouvrent à nous, et nous ne leur proposons plus seulement des outils. Nous avons par exemple signé 9 ‘deals’ de plus d’un million de dollars en Europe, ce qui ne nous était jamais arrivé auparavant“. Quest est présent sur tous les environnements critiques. L’éditeur propose la même panoplie d’outils multi environnements, et une console système unique. De quoi affronter les outils des éditeurs en proposant des solutions de meilleure qualité. Mais la proximité de Microsoft sur les offres Windows ne représente-t-elle pas un risque important, certains s’y sont brûlés leurs ailes ? “Notre stratégie vis-à-vis de Windows reste pragmatique. Avec 450 développeurs sur Windows Manager, nous ne pouvons prendre ce type de risque. Nous préférons nous placer dans le sillage de Microsoft. Et ne développer qu’avec l’assurance que Microsoft n’a pas de projets qui vont dans ce sens“. Et l’avenir ? Quest nous réserve de belles surprises, mais Richard Franjnd préfère rester sur la réserve, et se concentrer sur l’expansion géographique du groupe. En Suisse et en Italie pour l’Europe, mais surtout un focus sur la zone Asie/Pacifique, “en particulier le Japon et la Chine, où nous sommes perfectibles“.


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