La prévention des ‘tsunamis’ sera élargie à l’Océan Indien

Régulations

Les explications se précisent concernant les lacunes sur la prévention des raz-de-marée. C’est confirmé: tous les moyens étaient concentrés sur l’Océan Pacifique…

Il existe un ‘Tsunami Group’, ou organisation internationale d’alerte pour prévenir des risques de raz-de-marée d’origine sismique. Mais cet organisme intervient principalement sur l’Océan Pacifique entre Australie, Japon et côte Ouest des Etats-Unis.

Au sein de l’ONU (Unesco, notamment), des dispositions nouvelles sont promises: le dispositif d’alerte sera étendu aux rives de l’Océan Indien. Des antennes de communication seront installées dans les principaux territoires menacés; elles recevront, en temps réel, les bulletins d’alerte et d’information. Car les secousses sismiques sont mesurées dans leur gravité, avec une bonne précision, à des dizaines de milliers de kilomètres de distance. Jusqu’ici les bulletins d’information et d’alerte étaient envoyés à environ 300 agences et scientifiques impliqués dans la surveillance des séismes essentiellement sur la région du Pacifique. C’est là qu’historiquement ce seraient produits 90% des ‘tsunamis’ les plus graves ou raz-de-marées consécutifs à des glissements tectoniques ou éruptions volcaniques sub-océaniques. Un site Web spécialisé Le site d’information de ce service d’information et de surveillance sur les ‘tsunamis’ est: http://ioc.unesco.org/itsu L’un de ses récents bulletins a été rendu public ce 1er janvier: il alertait d’une secousse post-sismique (ou réplique), de magnitude 6,5, la plus forte des 5 enregistrées dans cette même journée -mais sans effets perceptibles sur les côtes. A Paris, Peter Pissierssens, directeur du service “océans” de la Commission Intergouvernementale Océanographique, agence des Nations Unies, considère que de tels bulletins ne sont qu’une première étape à un futur dispositif de prévention. Selon lui, un système efficient sur l’Océan Indien nécessiterait que les pays concernés développent leur propre réseau d’alerte avec capteurs et sismographes, et qu’ils soient capables de transmettre l’information rapidement aux autorités locales compétentes -préfectures, sous-préfectures, etc. La Thaïlande a fait savoir qu’elle va nommer une commission chargée d’enquêter sur l’absence totale d’alertes ou leur non-transmission.


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