La Scientific Linux 6.0 marche sur les traces de la RHEL 6

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Basée sur le code source de la Red Hat Enterprise Linux 6, la Scientific Linux 6.0 est développée directement par des laboratoires scientifiques. Elle se veut dorénavant plus proche de son modèle.

Il suffit de consulter la liste du top500 des ordinateurs les plus rapides de la planète pour s’en rendre compte : Linux est particulièrement populaire dans le secteur scientifique.

Dans ce contexte, le succès de projets communautaires comme XtreemOS (créé sous l’impulsion de la Commission européenne) ou Scientific Linux (développé par divers laboratoires, dont le Fermilab et le CERN) n’a rien de surprenant.

Tout comme la CentOS, la Scientific Linux est basée sur le code source fourni par Red Hat pour son système d’exploitation. L’OS vient de passer en mouture 6.0, accessible pour les machines x86 32 bits et 64 bits. Cette mouture se synchronise avec le code source de la Red Hat Enterprise Linux 6 (RHEL 6) : elle apporte ainsi des centaines de nouveautés, dont une capacité à monter en charge nettement améliorée, des performances en progrès et une optimisation massive des ressources consommées.

Les responsables du projet expliquent que cette adaptation a pu être réalisée plus rapidement que précédemment, car une grande partie des logiciels ajoutés est dorénavant fournie sous la forme de paquets EPEL (Extra Packages for Enterprise Linux). La Scientific Linux 6 propose ainsi une base plus proche de la RHEL 6, avec toutefois quelques nuances, comme l’intégration du gestionnaire de fenêtres IceWM, du système de fichiers distribué OpenAFS et de divers outils de mise à jour système.

Il sera toujours possible de créer des dérivés de la Scientific Linux, comme les SLF (Scientific Linux Fermi) et SLC (Scientific Linux Cern). Des outils spécifiques sont mêmes fournis à cet effet. Toutefois, ils porteront dorénavant le nom de Spins et non plus de Sites.


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