La technologie de recharge sans fil à l’heure des alliances

Mobilité

La guerre des standards n’aura peut-être pas lieu. Deux associations se sont rapprochées pour mutualiser leurs efforts et pousser la technologie de recharge sans fil des terminaux mobiles.

La recharge sans fil souffrait jusqu’à présent de la présence de trop nombreux standards pour connaître un réel essor. L’un d’entre eux, chapeauté par le Wireless Power Consortium (WPC), est baptisé Qi. Il est déjà présent sur des smartphones (depuis le Nexus 4 jusqu’au Nexus 6 notamment) et des objets connectés.

A l’occasion du CES de Las Vegas, ce sont les deux autres alliances concurrentes qui ont déclaré officiellement qu’elles s’étaient entendues pour fusionner. Il y a d’un côté l’A4WP (Alliance for Wireless Power) et de l’autre, le PMA (Power Matters Alliance).

Ce regroupement devrait clarifier les choses dans un domaine qui stagne dans la mesure où aucune force en présence n’arrive réellement à prendre le dessus pour imposer son standard. Au-delà de cet éclatement, l’incompatibilité des différentes normes entre elles rendent les choses délicates pour les constructeurs, de téléphones mobiles notamment.

De cette fusion va naître un standard unifié. L’A4WP planchait jusqu’à présent sur un standard non encore commercialisé qui ne verra donc pas le jour. Les deux entités avaient évoqué dès février 2014 une collaboration technologique même si, à cette époque, il n’était pas question de combiner les standards en un seul. La fusion sera terminée d’ici la mi-2015 et un autre nom sera choisi pour la prochaine entité créée, indique nos confrères d’ITespresso.

Une simple question de mise en œuvre

Rappelons que si trois alliances étaient en lice pour tenter d’imposer leur standard dans le secteur de la recharge sans fil, la technologie est bien commune dans les trois cas. Elle diffère simplement dans sa mise en œuvre. D’un côté, on avance un couplage par induction, tandis que de l’autre (A4WP avec Rezence), on parle plus volontiers de résonance magnétique.

Il n’en reste pas moins que dans tous les cas, les mêmes principes physiques régissent l’échange d’énergie sans fil. Seule la manière d’implémenter cet échange diffère. Ainsi, le standard Rezence de l’A4WP met en œuvre une puissance émise plus importante et permet de charger plusieurs appareils simultanément depuis un même socle de recharge. Toutefois, le WPC (en charge du Qi) et le PMA avaient également annoncé leur volonté d’aller également dans ce sens.

En juin 2013, c’est Intel qui avait rejoint l’A4WP, venant ainsi peser de tout son poids pour faire émerger cette alliance. Reste que d’autres grandes sociétés telles que Qualcomm ont eu beau jeu jusqu’à présent d’intégrer différentes alliances (Qualcomm soutient à la fois l’A4WP et le WPC), favorisant ainsi le statu quo stérile.

On peut maintenant espérer que les choses s’accélèrent du côté de la recharge sans fil et qu’une entité (parmi les deux principales qu’il restera) se détache pour imposer son standard.

On n’oubliera pas non plus qu’il existe d’autres alternatives visant à proposer la recharge sans fil la plus commode qui soit pour l’utilisateur. Ainsi, la start-up Ossia, avec sa technologie Cota, envisage la recharge sans fil différemment avec un appareil unique dans la pièce afin de recharger à distance smartphones et autres tablettes en activant plusieurs faisceaux ultra focalisés.

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Crédit Photo: Oleksiy Mark -Shutterstock

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