L'acquisition de Sun Microsystems par Oracle en péril?

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La Commission européenne serait sur le point d’engager une procédure d’objection à l’acquisition de Sun par Oracle.

Si les autorités américaines ont validé en août l’acquisition de Sun Microsystems par Oracle signée en avril dernier pour 7,4 milliards de dollars (5,6 milliards d’euros), ça continue de coincer côté européen. Selon le Financial Times, repris par l’AFP, la Commission européenne fait barrage au rachat.

Selon le quotidien américain, Oracle refuse toute concession à Bruxelles. Ce qui pousserait le régulateur européen à soulever une procédure d’objection à l’acquisition, premier pas vers un blocage de l’opération. Oracle s’en tient à déclarer que l’intégration de Sun ne remettra pas en cause la concurrence sur le marché des bases de données détenu pour 85 % par Oracle, IBM et Microsoft.

La Commission européenne, qui a ouvert son enquête le 3 septembre, s’interroge sur les conséquences de l’exploitation de MySQL (rachetée par Sun un an plus tôt), numéro 1 des bases de données libres, par Oracle, numéro 1 des bases de données propriétaires. « La Commission se doit tout particulièrement de veiller à ce que ce rachat ne réduise pas le choix des consommateurs ou n’entraîne pas de hausses de prix », déclarait Neelie Kroes, la commissaire chargée de la concurrence, dans un communiqué du 3 septembre.

La balle semble être dans le camp d’Oracle. Son patron, Larry Ellison, a affirmé publiquement que l’entreprise continuerait de soutenir les développements de MySQL (notamment). D’autre part, dans cette situation d’incertitude, Sun accumule ses pertes financières. L’entreprise de Scott McNealy a également annoncé une nouvelle vague de 3000 licenciements mise sur le compte des retards de la fusion avec Oracle.

Autant d’éléments qui ne semblent guère émouvoir les instances bruxelloises. Reste à savoir si Oracle va céder du terrain. Ce qui n’est pas certain. Larry Ellison a déjà remporté des batailles contre les régulateurs, notamment lors de l’acquisition de PeopleSoft en 2004. Oracle pourrait donc choisir l’option de la voix judiciaire pour contester un hypothtique refus européen ou bien annuler l’opération, ce qui reste peu probable.

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